25 ans de présence des sœurs tertiaires capucines au Bénin

Implantation des sœurs tertiaires capucines au Bénin

Le jeudi 26 mars 2015, les sœurs tertiaires capucines ont rendu grâce pour le jubilé d’argent de leur présence au Bénin. C’était au cours d’une célébration eucharistique présidée par Mgr Antoine Ganyé en la chapelle saint-François d’Assise de Donaten (Cité vie nouvelle).

 

« Que tes œuvres sont grandes, Seigneur, Seigneur tu nous combles de joie ! »Ps 92 . C’est dans cet esprit que les sœurs tertiaires capucines ont rendu grâce à Dieu pour les œuvres qu’il a accomplies par leur entremise depuis 25 ans. Leur institut a pour charisme : le service généreux aux petits, aux malades, aux filles en formation et l’aide pour la catéchèse dans les paroisses. Elles exercent leur mission pastorale dans les diocèses de Cotonou et de N’dali. A en croire l’archevêque de Cotonou, le fruit de ce jubilé est l’appel à se consacrer au Seigneur pour le servir, en occurrence l’appel de venir au Bénin pour semer l’amour de Dieu d’une manière spécifique et particulière. Le but de l’eucharistie est de porter à l’autel les sœurs au Seigneur ainsi que leurs œuvres. En action de grâce pour tous les bienfaits du Seigneur dans leur institut, les sœurs ont offert le pain et le vin ayant servi à l’eucharistie ainsi que quelques fruits. Elles ont exécuté aussi l’hymne de leur fondateur l’évêque capucin Louis AMIGO.

 

Historique de l’implantation des sœurs tertiaires capucines au Bénin

En octobre 1986, le Ministre Général de l’Ordre des Frères Mineurs capucins, le frère Flavio CARRARO, faisait part à la sœur Hélène ECHEVARREN du besoin qu’avait le diocèse de Cotonou d’une communauté religieuse qui prendra en charge l’hôpital de Padre Pio qui était en projet et dont la construction sera prise en charge par l’hôpital de San Giovanni Rotondo, en Italie. Ainsi en avril 1987, la sœur générale de l’institut effectua son premier voyage au Bénin et en accord avec Nosseigneurs feus Christophe ADIMOU et Isidore De SOUZA, des négociations ont été entreprises.

De retour, la sœur générale s’activa avec son conseil pour préparer l’expédition des premières sœurs. Alors le 25 mars 1990, en la solennité de l’Annonciation et jour consacré à la mission dans la congrégation des sœurs tertiaires capucines, les sœurs de la maison générale, sise à Rome ont célébré la messe d’envoi en mission pour les deux premières sœurs Amalia ARDILA et Norma GOMEZ. Elles ont été accompagnées cette nuit dans leur voyage par la sœur Myriam MERCADO, conseillère générale. Toutes trois ont foulé le sol béninois le 26 mars 1990 à Cotonou. Elles étaient accueillies par les frères capucins. Elles furent logées dans une maison proche de la paroisse saint-Jean Baptiste de Cotonou, bâtiment derrière l’hôpital saint-Jean. Cette maison étant délabrée, elle fut rendue habitable grâce à l’investissement financier de Nosseigneurs feus Christophe ADIMOU et Isidore de SOUZA. Puis un mois plus tard, les sœurs Martha RAMIREZ, Beatriz DIAZ et Juilia PRIETO se sont jointes aux deux précédentes. Très tôt, elles se sont dédiées à la connaissance du milieu, au renforcement du cours de français et ont collaboré aux activités pastorales de la paroisse sainte-Thérèse PK 6.

En février 1991, deux sœurs ont commencé l’organisation de la pharmacie du Centre de Diagnostic et d’Urgences Padre Pio. Mais ce fut le 19 janvier 1994 que l’hôpital ouvra ses portes. La direction et l’administration furent confiées aux sœurs. Puis ayant vu la situation précaire du quartier Donaten (Akpakpa dans la cité vie nouvelle), les sœurs se sont consacrées à la formation des jeunes filles déscolarisées à travers le centre féminin Louis AMIGO et le soin des malades et des pauvres par l’entremise du centre de santé sainte-Marie des Anges.

En avril 1996, Mgr Nestor ASSOGBA, alors archevêque de Parakou, fit appel aux sœurs tertiaires capucines pour l’œuvre d’évangélisation en collaboration avec les pères SMA ainsi que la promotion de la femme rurale

PS: Janvier Maxime DJOSSA, capucin

 

QUATRE FRERES CAPUCINS ORDONNES DIACRES

Le mercredi 25 mars 2015 en la solennité de l’Annonciation du Seigneur, l’ordre du diaconat a été conféré à quatre religieux capucins par Mgr Antoine GANYE, archevêque de Cotonou, en la chapelle de la fraternité Notre-Dame de Lorette des capucins à Ouèssè (Ouidah).

A 9h, le ciel s’assombrit, le temps devint lourd et soudain commença la pluie. L’angoisse gagna les cœurs, car l’espoir de bénéficier un beau temps fut dissipé. Mais la pluie ne tarda point à s’arrêter. Et comme le stipule un adage « après la pluie c’est le beau temps ». Dieu le maître du temps dans sa bonté infinie a permis que le culte lui soit rendu dès 10h 17. C’est ainsi que commence le beau temps des frères Michel GONCALVES, Armel FAKEYE, Alfred EZIN et Félix AÏMIANHIN qui ont été présentés dans une liturgie priante à l’évêque et à l’assemblée par le frère Giulio PIERANI, responsable de la formation des étudiants capucins.P1040504

Partant de là, ils ont renouvelé leur engagement au célibat. Dès lors, ils ont été choisis pour le diaconat. L’assemblée en liesse ratifia ce choix par l’exécution du gloria.
Dans sa prédication, l’archevêque de Cotonou a mis en exergue le diaconat comme un ministère qui est reçu et exercé au nom de l’Eglise. Dans cette perspective, les diacres doivent obéir à l’évêque ainsi qu’à ses successeurs. De même, le prélat a mis un accent particulier sur la chasteté. A vrai dire notre corps est disposé à la chasteté à l’instar de la Vierge Marie. C’est pourquoi, le diaconat fait prendre conscience de la culture de la chasteté. Dès lors, la chasteté ne doit pas être banalisée car le diaconat est une ordination à la chasteté, a expliqué le prélat.
Au terme de l’homélie, les ordinands ont manifesté leur engagement à recevoir et à accomplir la charge diaconale, avec charité et en fidélité à l’Evangile et à la tradition de l’Eglise, dans le célibat et dans l’obéissance à l’évêque de leur diocèse et à leur supérieur légitime. Après avoir affirmé cette intention, les frères Michel, Armel, Alfred et Félix firent le geste de la prostration alors que l’assemblée chantait en leur faveur la litanie des saints. Ont suivi ensuite, l’imposition des mains et la prière d’ordination. Par ce rite, Mgr Ganyé, à la suite et à l’exemple des apôtres, a transmis la grâce sacramentelle aux nouveaux diacres. C’est à l’issue de ce rite que les frères Michel, Armel, Alfred et Félix ont été revêtus de l’étole diaconale et de la dalmatique. P1040912Chacun des nouveaux diacres a également reçu de l’évêque l’Évangile du Christ qu’ils ont la mission d’annoncer, puis le baiser de paix qui manifeste l’importance de la relation entre l’Evêque et le diacre. Les diacres présents ont aussi salué les nouveaux ordonnés par un baiser fraternel en signe de leur accueil dans le diaconat.P1040850

Janvier Maxime DJOSSA, capucin