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Cérémonie d’Entrée au Postulat : Cinq Nouveaux Postulants Béninois dans l’Ordre des Frères Mineurs Capucins

Cérémonie d’Entrée au Postulat : Cinq Nouveaux Postulants Béninois dans l’Ordre des Frères Mineurs Capucins

Le 2 octobre dernier, au cœur de la solennité dédiée aux saints anges gardiens, une cérémonie exceptionnelle a illuminé l’Ordre des Frères Mineurs Capucins au Benin. Ce jour mémorable a vu l’entrée au postulat de cinq nouveaux membres béninois, un moment de grâce et d’engagement sacré célébré au cours d’une messe dirigée par le vénérable Frère Bernardin.

La cérémonie a débuté par une procession empreinte de spiritualité, les cinq postulants, avançant avec détermination. Cet acte symbolique représentait leur transition vers une vie dédiée à la foi, à la fraternité et au service désintéressé, les fondements mêmes de l’Ordre des Frères Mineurs Capucins.

La messe, présidée par le Frère Bernardin, a été un moment de prière profonde et de réflexion. Par ailleurs, notons que la cérémonie d’entrée au postulat, étape préliminaire avant le noviciat, est cruciale dans la vie d’un membre de l’Ordre des Frères Mineurs Capucins. Elle marque le début officiel de leur engagement en tant que postulants, un temps où ils sont initiés aux principes fondamentaux de la vie religieuse et à la spiritualité capucine.

Après la messe, une réception chaleureuse a été organisée pour célébrer l’événement. Les membres de la communauté, les familles des postulants et les amis se sont réunis pour partager des moments de joie et de fraternité. C’était l’occasion de créer des liens, de renforcer la communauté et de manifester un soutien solide aux nouveaux membres de l’Ordre.

En concluant la journée, le Frère Pierre, gardien de la fraternité de Cotonou et maître des postulants, a exprimé sa gratitude envers la communauté, les nouveaux postulants et tous les participants, soulignant que la croissance spirituelle est un voyage collectif. La cérémonie a laissé une empreinte spirituelle durable, marquant le début d’une nouvelle étape dans la vie de ces cinq postulants béninois qui ont choisi de consacrer leur vie à la spiritualité capucine et au service divin.






CUSTODIE DES FRERES MINEURS CAPUCINS AU BENIN – ELECTION

CUSTODIE DES FRERES MINEURS CAPUCINS AU BENIN – ELECTION

Neuvième chapitre électif de la custodie du Benin

Du 16 au 21 juillet 2023

Au neuvième chapitre électif de la custodie des frères mineurs Capucins au Bénin sont élus les frères que voici :

  •   Custode des frères Capucins au Benin : Fr. Bernadin BOKO
  •     1er conseiller : Fr. Aubin AGUESSY
  •     2e conseiller :   Fr. Roger BESSAN 
  •     3e conseiller :  Fr. François GBESSINON
  •     4e conseiller : Fr. Pierre AMOUSSOU

                Date : 20 juillet 2023

                Lieu : Fraternité Notre-Dame de Lorette à Ouèssè (Ouidah)

                Présidence : Fr. Sergio LORENZINI (Ministre provincial des frères mineurs Capucins de la province des Marches – Italie)

CHAPITRE ELECTIF



Neuvième Chapitre Electif des Frères Mineurs Capucins au Bénin : Un Moment de Grâce et de Réflexion

## Introduction

Du 16 au 21 juillet 2023, la custodie des frères mineurs capucins du Bénin a entamé son neuvième chapitre électif. Cet événement marque un moment essentiel de communion fraternelle au sein de la custodie, où les frères se rassemblent pour discuter, réfléchir et élire de nouveaux responsables. La cérémonie d’ouverture, présidée par le Provincial des frères mineurs capucins de la province des Marches, le frère Sergio Lorenzini, a été marquée par une messe solennelle et une homélie inspirante.

## Messe d’Ouverture : Une Célébration de la Parole

La messe d’ouverture du chapitre électif, présidée par le frère Sergio Lorenzini, a été un moment de prière et de réflexion profonde. L’homélie du frère Lorenzini a guidé l’assemblée à travers les lectures bibliques du jour, offrant une perspective spirituelle sur les défis et les responsabilités qui attendent les frères capucins réunis.

## Réflexion sur la Première Lecture : L’Écho des Souffrances

La première lecture tirée du livre de l’Exode a été le point central de la réflexion. Elle a relaté les souffrances endurées par le peuple d’Israël en Égypte, soulignant la menace perçue par le nouveau roi envers un peuple qui avait été autrefois estimé et respecté. Cette narration biblique a servi de miroir, invitant les frères à s’interroger sur la manière dont ils perçoivent ceux qui les entourent et sur la prévalence parfois cachée du pouvoir dans la vie quotidienne.

## Exhortation à la Fraternité Authentique

Dans son homélie, le frère Lorenzini a souligné la nécessité de lutter contre les tendances pharaoniques en chacun, symbolisant le désir de contrôle et de pouvoir sur les autres. Il a rappelé que le véritable esprit fraternel ne peut émerger que lorsque les frères s’efforcent de se libérer des idoles du pouvoir et de l’égoïsme. Les paroles du frère Lorenzini ont servi d’appel à la conversion intérieure et à une vie fraternelle authentique.

## Méditation sur l’Évangile selon Matthieu : L’Épée qui Sépare

L’Évangile selon Matthieu a apporté une dimension supplémentaire à la réflexion. Jésus, par ses paroles sur l’épée, a rappelé aux frères capucins que leur engagement envers le Christ exige un détachement radical des liens terrestres. Cette exigence évangélique invite à placer le Christ au centre de toutes relations, transcendant même les liens familiaux.

## Appel à une Conversion Continue

Le frère Lorenzini a souligné que le chapitre électif était une opportunité pour chaque frère de réévaluer ses liens terrestres à la lumière de l’appel du Christ. Il a exhorté les frères à s’interroger constamment sur la manière dont leurs relations les rapprochent ou les éloignent du Christ, appelant à couper les liens qui entravent la marche spirituelle.

## Conclusion

Le neuvième chapitre électif des frères mineurs capucins au Bénin s’est ouvert avec une cérémonie pleine de sens spirituel. Les frères ont été guidés vers une réflexion profonde sur les écritures et ont été exhortés à poursuivre une vie fraternelle authentique, libérée des attachements terrestres excessifs. La semaine à venir promet d’être riche en prière, en discernement et en partage fraternel.

*Source : Les extraits de l’homélie proviennent du discours du frère Sergio Lorenzini lors de la messe d’ouverture, telle que rapportée lors du Neuvième Chapitre Electif des Frères Mineurs Capucins au Bénin, du 16 au 21 juillet 2023.*




Chers frères,

nous aurons l’occasion, plus tard, dans les salutations d’ouverture, de nous introduire correctement dans le Chapitre qui vient de s’ouvrir. Maintenant, avec vous, je voudrais écouter ce que la Parole de Dieu de ce jour nous communique et la faire résonner dans notre assemblée. Rien, en effet, plus que la Parole du Seigneur ne peut nous communiquer les pensées et les sentiments justes pour vivre l’expérience capitulaire comme il plaît à Dieu.

La première lecture, tirée du livre de l’Exode, raconte les souffrances et les angoisses vécues par le peuple d’Israël en Égypte. La raison de leur origine nous est expliquée : du fait que le nouveau roi “n’avait pas connu Joseph”. Alors que le précédent l’avait connu et estimé, et que par conséquent le peuple qu’il représentait vivait en sécurité, pour le nouveau roi, il est un étranger, un marginal, et son peuple devient une présence encombrante et menaçante. Le changement de perception du peuple d’Israël est dû à un saut de génération où l’absence de mémoire fait que ceux qui étaient auparavant des amis sont désormais perçus comme des ennemis. Ainsi, le nouveau roi sent son pouvoir menacé par le peuple de Joseph, qui grandit considérablement, il craint de ne plus pouvoir contrôler la situation et que les Israélites ne quittent leur pays. Il les opprime donc, les traite durement, leur rend la vie amère, les contraint à des travaux lourds et pénibles, allant jusqu’à décréter de tuer tous les enfants mâles en les jetant dans le Nil. C’est la même dynamique qu’a connue Hérode lorsque, apprenant la naissance d’un nouveau roi, il s’est senti menacé et a ordonné le meurtre d’enfants innocents. Depuis des temps immémoriaux, la même histoire se répète : le pouvoir menacé se venge de ceux qui le menacent, les réduit au silence, les marginalise et, dans le pire des cas, les tue. L’histoire est pleine de ces tristes événements et l’on pourrait dire, en reprenant les mots de Qoelet : “il n’y a rien de nouveau sous le soleil” (Qo 1:9). Que pouvons-nous retenir pour nous-mêmes de cette page biblique ? Elle devrait au moins nous mettre en garde, car nous ne sommes pas forcément exempts de tomber dans la même erreur, en effet, nous pourrions peut-être honnêtement dire qu’il y a un petit Pharaon en chacun de nous. Il ne suffit pas de dire que nous nous proclamons frères, nous savons bien que Joseph a eu à souffrir non seulement de Pharaon, mais aussi de ses propres frères. Si l’autre devient une menace pour moi, c’est peut-être le moment de me demander si je n’ai pas moi aussi succombé à l’idole du pouvoir. Si l’idée me vient de mettre quelqu’un à l’écart, de lui ôter la parole et de tuer toute sa descendance, c’est-à-dire de faire en sorte que ce qu’il pense ne suive pas, je peux me demander si je ne suis pas, moi aussi, victime du pouvoir. Si je veux tout contrôler, être au centre des choses, avoir les leviers de décision entre les mains, je peux me demander si la soif de pouvoir ne s’est pas glissée dans mon cœur, et surtout je peux demander au Seigneur de convertir mon cœur pour qu’il soit libéré des idoles de ce monde.

Les paroles de l’Évangile de Matthieu nous mettent encore plus salutairement mal à l’aise. Jésus dit qu’il n’est pas venu apporter la paix, mais une épée, et ce sont des mots qui brisent une image trop tranquille de la suite de Jésus. Il y a une épée qui nous est livrée et donc un combat à mener, un combat qui vise à séparer, c’est-à-dire à couper ces liens trop humains qui nous attachent aux consolations humaines et nous éloignent de la suite du Christ. Jésus nous demande une exigence radicale, une primauté absolue, un amour et un dévouement radicaux avant tout autre amour et au prix de tout autre amour : amour du père, de la mère, de la belle-fille et de la belle-mère, des enfants, des membres de la famille, de soi-même et de sa propre vie. Il demande à être celui pour qui l’on sacrifie tout, le premier sans égal, celui à qui l’on offre, comme Abraham, son Isaac. C’est pourquoi le lien avec le Christ redéfinit et redessine nos liens terrestres. Il n’y a plus aucun lien, même le plus cher, qui puisse me conditionner au point de m’éloigner de lui. Il suffit de penser au geste saisissant du déshabillage de François sur la place d’Assise, par lequel il se libère de son père terrestre pour se remettre à son père céleste. S’il s’était laissé conditionner par l’affection humaine et le respect des siens, nous n’aurions pas eu saint François et tout ce qui en a découlé : il serait resté un bon fils plein d’affection pour sa famille. En réalité, une fois que nous avons rencontré le Christ, chaque lien terrestre doit être évalué par rapport à Lui, en vérifiant s’il nous éloigne de Lui ou s’il le favorise. Pour chaque affection, pour chaque confort humain, pour chaque relation, pour chaque groupe, il faut toujours se poser la même question : est-ce que tu m’éloignes de la suite du Seigneur ou est-ce que tu me rapproches de Lui ? Coupons donc les liens qui ne nous aident pas sur notre chemin et enracinons-nous dans de nouvelles relations qui naissent de l’amour du Christ.

C’est pour cela que le Seigneur nous a réunis, que nous partageons la même vocation, que nous célébrons notre chapitre : non pas parce que nous sommes liés par des liens et des sympathies humaines, non pas parce que nous nous sommes choisis les uns les autres, mais parce que nous avons été choisis par le même Seigneur et que chacun de nous veut le suivre jusqu’à l’offrande totale de lui-même et aider ses frères et sœurs à faire de même. Que l’Esprit Saint, que nous invoquons de manière particulière dans cette Eucharistie, nous aide, par la miséricorde de Dieu, à offrir nos corps comme un sacrifice vivant, saint et agréable à Dieu, car tel est le culte spirituel auquel nous sommes appelés (cf. Rm 12, 1). Amen.

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Cari fratelli,

avremo modo più tardi nei saluti iniziali di introdurci con le dovute forme nel Capitolo che appena iniziato. Ora, vorrei insieme con voi, mettermi in ascolto di ciò che la Parola di Dio di questo giorno ci comunica e lasciare che sia essa a risuonare nella nostra assemblea. Niente, infatti, più che la Parola del Signore può comunicarci i giusti pensieri e sentimenti per vivere come piace a Dio l’esperienza capitolare.

La prima lettura, tratta dal Libro dell’Esodo, narra delle sofferenze e angherie vissute in Egitto dal popolo di Israele. Ci viene spiegato il motivo della loro origine: dal fatto che il nuovo re «non aveva conosciuto Giuseppe». Mentre il precedente lo avevo conosciuto e stimato, e perciò il popolo che egli rappresentava viveva al sicuro, per il nuovo re egli è uno sconosciuto, un estraneo, e il suo popolo diventa una presenza ingombrante e minacciosa. Il cambio di percezione sul popolo di Israele avviene a motivo di un salto generazionale in cui l’assenza della memoria fa ora percepire come nemico chi prima era stato amico. Così il nuovo re avverte il suo potere minacciato dal popolo di Giuseppe che cresceva grandemente, teme di non riuscire più a controllare la situazione e che gli israeliti possano partire dal loro paese. Perciò li opprime, li tratta con durezza, rende loro la vita amara, li costringe a lavori gravosi e pesanti, fino al decreto di uccidere ogni figlio maschio gettandolo nel fiume Nilo. È la stessa dinamica che visse Erode nel momento in cui, alla notizia della nascita di un nuovo re, si senti minacciato e comandò l’uccisione di bambini innocenti. Da sempre si replica la stessa storia: il potere minacciato si ritorce contro chi lo minaccia, silenzia, mette ai margini e nel peggiore dei casi fa fuori lo chi insidia. Di queste tristi vicende è piena la storia e verrebbe da dire con le parole del Qoelet: «non c’è niente di nuovo sotto il sole» (Qo 1,9). Cosa possiamo prendere per noi da questa pagina biblica? Essa deva quanto meno metterci in guardia, perché non è detto che noi siamo esenti dal cadere nello stesso errore, anzi, potremmo forse dire con onestà che c’è un piccolo faraone dentro ognuno di noi. Non basta dire che ci proclamiamo fratelli; sappiamo bene infatti, che Giuseppe ebbe a patire non solo dal faraone, ma anche dai suoi stessi fratelli. Se l’altro diventa una minaccia per me, forse quello è il momento di domandarmi se anch’io non sia caduto preda dell’idolo del potere. Se nel mio cuore spunta il pensiero di mettere qualcuno ai margini, di toglierli la parola e uccidere ogni sua discendenza, cioè fare in modo che ciò che pensa non abbia seguito, posso chiedermi se non sia diventato anch’io vittima del potere. Se voglio mantenere il controllo su tutto, essere al centro della situazione, avere in mano le leve delle decisioni, posso riflettere se la smania di potere non si sia insidiata nel mio cuore e soprattutto posso chiedere al Signore di convertire il mio cuore perché sia liberato dagli idoli di questo mondo.

A renderci ancor più salutarmente inquieti vengono anche le parole del Vangelo di Matteo. Gesù dice di non essere venuto a portare la pace ma la spada, e sono parole che mandano in frantumi un’immagine troppo tranquillizzante della sequela di Gesù. C’è una spada che ci viene consegnata e dunque c’è un combattimento da fare, una lotta che a come fine di separare, di tagliare cioè quei legami troppo umani che ci attaccano a consolazioni umane e ci allontanano dalla sequela del Cristo. Gesù avanza una pretesa radicale nei nostri confronti, egli chiede un primato assoluto, un amore e una dedizione radicale prima di ogni altro amore e a costo di ogni altro amore: l’amore del padre, della madre, della nuora e suocera, dei figli, di quelli della propria famiglia, persino di se stessi e della propria vita. Egli chiede di essere Colui per il quale sacrificare tutto, il primo senza pari, Colui al quale offrire, come Abramo, il proprio Isacco. Ecco perché il legame con Cristo ridefinisce e ridisegna i nostri legami terreni. Non c’è più alcun legame, nemmeno il più caro, che possa condizionarmi a tal punto da allontanarmi da lui. Basterebbe a tal proposito, pensare al gesto eclatante dello spogliamento di Francesco nella piazza di Assisi, con il quale si libera dal padre terreno per consegnarsi a quello celeste. Se egli si fosse lasciato condizionare dall’affetto e dal rispetto umano per i suoi, non avremmo avuto san Francesco e tutto ciò che da lui è scaturito: sarebbe rimasto un bravo figlio pieno d’affetto per i suoi familiari. In realtà, una volta incontrato il Cristo, ogni legame terreno va valutato in rapporto a Lui, verificando se ci distolga dalla sua sequela o la favorisca. Ad ogni affetto, a ogni consolazione umana, a ogni relazione, a ogni gruppo, va sempre posta la medesima domanda: mi stai allontanando dal seguire il Signore o mi stai avvinando a lui? Tagliamo perciò quei legami che non ci aiutano nel nostro cammino e radichiamoci in relazioni nuove che sgorgano dall’amore di Cristo.

Per questo il Signore ci ha fatto incontrare, per questo condividiamo la stessa vocazione, per questo celebriamo il nostro capitolo: non perché legati da vincoli e simpatie umane, non perché ci siamo scelti, ma perché siamo stati scelti dallo stesso Signore e ciascuno di noi desidera seguirlo fino all’offerta totale di sé e aiutare gli altri fratelli a fare altrettanto. Lo Spirito Santo che invochiamo in maniera particolare in questa eucaristica, per la misericordia di Dio, ci aiuti a offrire i nostri corpi come sacrificio  vivente,  santo  e  gradito  a  Dio;  è  questo infatti il culto  spirituale al quale siamo chiamati (cf. Rm 12,1). Amen.



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CAPUCIN AU BENIN

Statistique

STATISTIQUE DES FRÈRES DE LA CUSTODIE

CUSTODIE SAINT PIO DE PIETRELCINA – BENIN

STATISTIQUE DES FRÈRES

Custodie St Pio de Pietrelcina – Benin

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LE PROVINCIAL ET SES CONSEILLERS

Le frère Sergio Lorenzini occupe le poste de ministre provincia. Les conseillers provinciaux sont les frères Fabio M. Furiasse, Filippo M. Caioni, Fabio Chiodi et Claude Djimenou.

PHOTO DES FRÈRES DE LA CUSTODIE

PHOTO DES FRÈRES DE LA CUSTODIE

LE CUSTODE ET SES CONSEILLERS

Le frère Bernadin BOKO occupe le poste du custode. Les conseillers de la custodie sont les frères Aubin AGUESSI et Cyr DOMONHEDO.

Fr. Luigi COPPARI

MISSIONNAIRE AU BENIN

Fr. Giulio PIERANI

MISSIONNAIRE AU BENIN + // 06 Jan 1957 – 29 Août 2022 //

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Fr. Giampiero COGNIGNI

MISSIONNAIRE AU BENIN

Fr. Lazare AZOUMA

prof.temp. 04.10.1993; //
prof.perp. 29.11.1997

Fr. Aubin AGUESSY

prof.temp. 17.09.1996;
prof.perp. 17.12.2000
ord. sacerd. 22.11.2003

Fr. Maximin AHISSOU

prof.temp. 08.09.1998; //
prof.perp. 15.11.2003

Fr. Auguste AGOUNKPE

prof.temp. 08.09.1998;
prof.perp. 15.11.2003

Fr. Roger BESSAN

prof.temp. 08.09.1998;
prof.perp. 15.11.2003
ord. sacerd. 15.10.2005

Fr. Bernadin BOKO

prof.temp. 04.10.1999;
prof.perp. 03.10.2004
ord. sacerd. 06.10.2007

Fr. François AGBADI

prof.temp. 04.10.2000;
/prof.perp. 08.09.2006
/ord. sacerd. 06.10.2007

Fr. Raoul GBEHOUNHESSI

prof.temp. 04.10.2000; // prof.perp. 08.09.2006 // ord. sacerd. 06.10.2007

Fr. Giampiero COGNIGNI

prof.temp. 08.09.2001 // prof.perp. 31.03.2007 // ord. sacerd. 07.05.2011

Fr. Claude DJIMENOU

prof.temp. 08.09.2001; // prof.perp. 10.03.2007 // ord. sacerd. 11.07.2009

Fr. Thomas TOHOU

prof.temp. 08.09.2002; // prof.perp. 04.10.2009 // ord. sacerd. 04.08.2010

Fr. Ghislain BIGUEZOTON

prof.temp. 08.09.2002; // prof.perp. 04.10.2009 // ord. sacerd.04.08.2010

Fr. Hippolyte LOKOSSOU

prof.temp. 08.09.2004; // prof. perp. 26.09.2010 // ord. sacerd. 01.12.2012

Fr. Fernand ANIOUVI

prof.temp. 08.09.2004; //
prof.perp. 26.09.2010 // ord. sacerd. 01.12.2012

Fr. Aurel HOUNDEFFO

prof.temp. 08.09.2005; // prof. perp. 09.07.2011 // ord.sacerd.

Fr. Horacio HOUNYO

prof.temp. 08.09.2005; // prof.perp. 17.03.2013
MICHEL FRÈRE CAPUCIN BENIN

Fr. Michel GONÇALVES

prof.temp. 08.09.2007;// prof.perp. 06.10.2013 // ord.sacerd. 08.08.2015

Fr. Armel FAKEYE

prof.temp. 08.09.2007; // prof.perp. 06.10.2013 // ord.sacerd. 08.08.2015

Fr. Alfred EZIN

prof.temp. 17.09.2007; // prof.perp. 21.01.2015 // ord.sacerd. 08.08.2015

Fr. Patrick SODJI

prof.temp. 17.09.2007; // prof.perp. 21.01.2015
FELIX - FRÈRE CAPUCIN BENIN

Fr. Felix AIMIAHIN

prof.temp. 17.09.2007; // prof.perp. 06.10.2013 // ord.sacerd. 08.08.2015
- FRÈRE CAPUCIN BENIN

Fr. Mesmin KOHUNHA

prof.temp. 08.09.2008; // prof.perp. 21.01.2015 // ord.sacerd. 26.12.2016
- FRÈRE CAPUCIN BENIN

Fr Michaélis TAÏWO

prof.temp. 08.09.2008; // prof.perp. 21.01.2015 // ord.sacerd. 26.12.2016
- FRÈRE CAPUCIN BENIN

Fr. Normale LOKOSSOUGBO

prof.temp. 08.09.2009; // prof.perp. 25.10.2015
- FRÈRE CAPUCIN BENIN

Fr. François GBESSINON

prof.temp. 08.09.2009; // prof.perp. 25.10.2015 // ord.sacerd. 08.08.2017
- FRÈRE CAPUCIN BENIN

Fr. Romaric ADIMOU

prof.temp. 08.09.2009; // prof.perp. 25.10.2015 // ord.sacerd. 08.08.2017
- FRÈRE CAPUCIN BENIN

Fr. Maxime DJOSSA

prof.temp. 07.08.2010; /// prof.perp. 25.10.2015 // ord.sacerd. 08.082017
- FRÈRE CAPUCIN BENIN

Fr. Nicolas CAKPO

prof.temp. 08.09.2010; // prof.perp. 08.10.2016 // ord.sacerd. 25.08.2018
- FRÈRE CAPUCIN BENIN

Fr. Armand ATCHO

prof.temp. 08.09.2010; // prof.perp. 08.10.2016 // ord.sacerd. 25.08.2018

Fr. Cyr DOMONHEDO

prof.temp. 08.09.2010; // prof.perp. 08.10.2016 // ord.sacerd. 10.08.2019
frère Angelo OKOU (frère mineur capucin - Benin)

Fr. Angelo OKOU

prof.temp. 08.09.2011; // prof.perp. 08.10.2017 // ord.sacerd. 05.09.2020
- FRÈRE CAPUCIN BENIN

Fr. Casimir DOSSOU

prof.temp. 08.09.2011; // prof.perp. 08.10.2017 // ord.sacerd. 10.08.2019
- FRÈRE CAPUCIN BENIN

Fr. Paul KOUGBLENOU

prof.temp. 08.09.2011; // prof.perp. 08.10.2017 // ord.sacerd.
- FRÈRE CAPUCIN BENIN

Fr. Pierre AMOUSSOU

prof.temp. 08.09.2011; // prof.perp. 08.10.2017 // ord.sacerd. 10.08.2019
- FRÈRE CAPUCIN BENIN

Fr. Brice ANAGONOU

prof.temp. 08.09.2012; // prof.perp. 17.11.2018
- FRÈRE CAPUCIN BENIN

Fr. Jacques GBETABLE

prof.temp. 08.09.2012; prof.perp. 17.11.2018
- FRÈRE CAPUCIN BENIN

Fr. Christian HOUNKPONOU

prof.temp. 08.09.2012; prof.perp. 17.11.2018
- FRÈRE CAPUCIN BENIN

Fr. Jacques ZANMENOU

prof.temp. 08.08.2012; prof.perp. 17.11.2018
- FRÈRE CAPUCIN BENIN

Fr. Victorieux ABOTCHI

prof.temp. 09.12.2013; prof.perp. 06.10.2019
- FRÈRE CAPUCIN BENIN

Fr. Morel MEHOU

prof.temp. 08.09.2014
- FRÈRE CAPUCIN BENIN

Fr. Sylvestre OKE

prof.temp. 08.09.2014

Fr. Toussaint OGBON

prof.temp. 13.09.2014; prof.perp. 06.10.2019
- FRÈRE CAPUCIN BENIN

Fr. Brice PATCHASSI

prof.temp. 08.09.2015
- FRÈRE CAPUCIN BENIN

Fr. Jean -Claude GBAKOE

prof.temp. 08.09.2015
- FRÈRE CAPUCIN BENIN

Fr. Xavier MEGBENATO

prof.temp. 08.09.2015
- FRÈRE CAPUCIN BENIN

Fr. Sébastien MONNOU

prof.temp. 08.09.2016;
- FRÈRE CAPUCIN BENIN

Fr. Amir NANTEKOUA

prof.temp. 08.09.2016
- FRÈRE CAPUCIN BENIN

Fr. Ephrem TCHIAKPE

prof.temp. 08.09.2016
- FRÈRE CAPUCIN BENIN

Fr. Rodrigue IROKO

prof.temp. 08.09.2017
- FRÈRE CAPUCIN BENIN

Fr. Donald GOGAN

prof.temp. 08.09.2017
- FRÈRE CAPUCIN BENIN

Fr. Denis YAI

prof.temp. 08.09.2017

Fr. Marie -Abel PATINVOH

prof.temp. 08.09.2017
ROMEL

Fr. Romel NOUNAGNON

prof.temp. 08.09.2017
- FRERE CAPUCIN

Fr. Florentin AMOUZOU

prof.temp. 08.09.2018
- FRERE CAPUCIN

Fr. Elvis AHOVEY

prof.temp. 15.07.2019
- FRERE CAPUCIN

Fr. Boris AGOSSOU

prof.temp. 15.07.2019
- FRERE CAPUCIN

Fr. Jérôme AGUESSIAGBAN

prof.temp. 15.07.2019
- FRERE CAPUCIN

Fr. Marie -Ange MENSAN

prof.temp. 15.07.2020

Hugues TSAWLASSOU

POST-NOVICE
- FRERE CAPUCIN

Modeste HOUETO

POSTE-NOVICE
- FRERE CAPUCIN

Brunel ATCHIDI

POSTE-NOVICE
- FRERE CAPUCIN

Jean-Marie M’PO

POST-NOVICE
- FRERE CAPUCIN

Hugues BOGNON

POSTE-NOVICE
- FRERE CAPUCIN

Valentin AGBODANDE

POST-NOVICE
- FRERE CAPUCIN

Mathias HOUGNI

POSTE-NOVICE
- FRERE CAPUCIN

Jude KINHOU

POST-NOVICE
- FRERE CAPUCIN

Fulbert FALOLA

NOVICE
- FRERE CAPUCIN

Japhet DJIGBENOUDE

NOVICE
- FRERE CAPUCIN

Junior Da SILVA

NOVICE
- FRERE CAPUCIN

Modeste MIDINGOYI

NOVICE
- FRERE CAPUCIN

Patrice KAMILA

Postulant 2ème année
- FRERE CAPUCIN

Fabrice KPANOU

Postulant 2ème année
- FRERE CAPUCIN

David HOUNMENOU

Postulant 2ème année
- FRERE CAPUCIN

Wilfried KOUMONDJI

Postulant 2ème année
- FRERE CAPUCIN

Prudence AKOGOU

Postulant 1ère année
- FRERE CAPUCIN

Vincent MOUFTAOU

Postulant 1ère année
- FRERE CAPUCIN

Charbel AHOUANGBATO

Postulant 1ère année
- FRERE CAPUCIN

Luc BENGONO NSI

Postulant 1ère année
GABON








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Les festivités d’ouverture du huitième centenaire de la Règle franciscaine.


Enseignement sur La Règle de 1223 – cliquez ici pdf

pdf disponible ici  

Chers frères et sœurs
Paix et Bien
Nous sommes tous réunis comme famille franciscaine ce matin en cette chapelle dédiée à
notre séraphique Père pour ouvrir en communion avec toute la famille franciscaine réunis a Greccio
le huitième centenaire de la Règle de 1223 et de la Noel a Greccio.
Nous voulons avant la célébration eucharistique méditer sur la Règle que nous avons
professée. Parler de la Règle de frère François d’Assise en une heure est un exercice difficile et risqué.
Et cela m’est devenu encore plus difficile vue que le frère Maxime ne m’a pas indiqué une thématique.
Que dire sur la Règle de saint François d’Assise celle approuvée par le pape Honorius III le 29
novembre 1223 ?
Puisque nous parlons d’un homme spécial, un homme qui selon le témoignage du protestant
Ernest RENAN le maître de Paul SABATIER (citation) « François d’Assise a, pour la critique
religieuse, un intérêt hors ligne. C’est, après Jésus, l’homme qui a eu la conscience la plus limpide,
la naïveté la plus absolue, le sentiment le plus vif de sa relation filiale avec le Père céleste »
1
, puisque
nous parlons de cet homme spécial j’ai alors pensé à exposer un thème qui relève vraiment de l’unicité
de saint François et qui est sa touche personnelle. Le thème que je vais exposer sur la Règle est :
« LES NUCLEAUX CENTRAUX DE LA REGLE DE 1223 ». Pourquoi ce choix ? La raison du
choix je la tiens de la formule de leçon de mon maître à penser dans les études franciscaines qui en
fait est sa méthode de travail sur saint François. Jacques Dalarun dit en effet « François d’Assise n’est
pas un objet à observer, mais un sujet à affronter, avec empathie et conviction »
2
. J’ai donc cherché
mes frères et sœurs à affronter François d’Assise, à ne pas repousser sa vérité crue et nue, toujours
avec empathie afin de comprendre l’homme, de saisir un individu exceptionnel dans un moment
historique donné, de scruter son charisme et son message souvent provocateur et déroutant et tout
ceci à travers sa Règle.

Les franciscains du Bénin

Après la messe

Les franciscains du Bénin

Pendant la causerie

Les franciscains du Bénin

Pendant la causerie

Les franciscains du Bénin

Les franciscains du Bénin

Les franciscains du Bénin

PROFESSION PERPÉTUELLE DE CINQ NOUVEAUX FRÈRES CAPUCINS AU BENIN

https://frerecapucinbenin.org/
La profession perpétuelle de nos frères Sylvestre, Jean-Claude, Brice, Sébastien, Geraldo : Samedi 10 décembre 2022

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Chers pères concélébrants, frères et sœurs dans la vie consacrée, chers parents (Venus de loin et de près) et bien-aimés dans le Seigneur, nous célébrons dans la joie la solennité de Notre Dame de Lorette. Au cœur de cette solennité, nous rendons grâce au Seigneur pour trois choses : la première est la fête patronale de la maison de formation qui nous accueille, la deuxième est la clôture de son jubilé d’argent et enfin la profession perpétuelle de nos frères Sylvestre, Jean-Claude, Brice, Sébastien, Geraldo. Cette action de grâce se passe sous le regard bienveillant de la Vierge Marie à Nazareth. La Sainte Maison de Lorette nous rappelle l’expérience de la sainte famille de Nazareth. Je voudrais ce matin que cet endroit devienne Nazareth.

Nazareth, lieu d’écoute et d’accueil de la volonté de Dieu

Nazareth, qui signifie étymologiquement verdoyant, rejeton et germe, est le lieu où l’ange Gabriel fut envoyé pour apporter à Marie la plus grande des nouvelles : la bonne nouvelle de l’annonciation. L’évangile de ce jour nous rend contemporains de l’Annonciation où la salutation de l’Ange à Marie est une invitation à la joie : « Réjouis-toi Marie, Comblée de grâce, le Seigneur est avec toi ». L’hymne acathiste amplifie cette salutation :

Réjouis-toi en qui resplendit la joie du Salut
Réjouis-toi en qui s’éteint la sombre malédiction
Réjouis-toi en qui Adam est relevé de sa chute
Réjouis-toi en qui Ève est libérée de ses larmes

Réjouis-toi Montagne dont la hauteur dépasse la pensée des hommes 
Réjouis-toi Abîme à la profondeur insondable même aux anges 
Réjouis-toi tu deviens le Trône du Roi
Réjouis-toi tu portes en ton sein Celui qui porte tout

Réjouis-toi Étoile qui annonce le Lever du Soleil
Réjouis-toi tu accueilles en ta chair ton enfant et ton Dieu
Réjouis-toi tu es la première de la Création Nouvelle
Réjouis-toi en toi nous adorons l’Artisan de l’univers

La joie de Marie provient de l’élection divine. Elle a été choisie pour être la Mère de Dieu. C’est parce qu’elle réalise et accomplit la prophétie d’Isaïe dans la première lecture qu’elle « nous conduit à la connaissance du secret de la joie chrétienne, en nous rappelant que le christianisme est avant tout euangelion, “bonne nouvelle”, dont le centre, plus encore le contenu lui-même, réside dans la personne du Christ, le Verbe fait chair, l’unique Sauveur du monde » (Rosarium Virginis Mariae § 20). Pour devenir la Mère de l’unique sauveur, Marie a écouté et a accueilli la volonté de Dieu.

Chers frères, bientôt, vous allez émettre vos vœux perpétuels, je vous invite à demander la grâce de l’écoute comme la Vierge Marie. Il s’agit de « l’écoute qui nous rend attentif à l’autre, qui fait attention aux frères et aux sœurs d’à côté » (Le don de la fidélité et la joie de la persévérance, §7). L’écoute n’est pas optionnelle dans la vie religieuse. Elle est un exercice difficile. Elle s’inscrit dans la perspective de l’écoute synodale. De même que l’écoute synodale est orientée vers le discernement ainsi l’écoute de la personne consacrée a pour but de discerner la volonté de Dieu afin de l’accomplir.

La Vierge Marie a posé une question à l’Ange Gabriel afin d’entrer davantage dans la compréhension de son message : « Comment cela va-t-il se faire puisque je suis Vierge ? ». Cette question va permettre à l’Ange Gabriel de lui étaler le projet de Dieu. Vivre pour réaliser le projet de Dieu est la seule raison d’être d’une âme consacrée. Cette raison d’être nécessite une conversion évangélique. Lorsque nous voyons la manière de vivre de plusieurs religieux, nous pourrions penser que nous arnaquons Dieu. Il n’existe pas un réel désir de conversion. Mais nous sommes des manipulateurs dans l’unique but de voir nos propres volontés devenues la volonté de Dieu. Mais avec la Vierge Marie, nous percevons la richesse d’abandonner sa propre volonté à celle de Dieu. La seule chose qui peut nous préserver de cette arnaque est une intimité grandissante avec le Seigneur.

Nazareth, lieu d’intimité avec Jésus, Marie et Joseph

 

La santa casa de Lorette rappelle la vie quotidienne de la sainte famille de Nazareth. Dans leur vie ordinaire, Marie et Joseph partagent l’intimité de Jésus. Ils vivent sans cesse en présence du Jésus. C’est sous le regard bienveillant de Jésus, Fils de Dieu, que les deux vivaient leur vie de couple. Combien d’âmes consacrées entretiennent une intimité avec le Christ ? Combien d’âmes consacrées prient avec le bréviaire au lieu de réciter le bréviaire ? Aujourd’hui, la vie consacrée peine parce que nous n’avons pas d’intimité avec le Christ. Nous allons à la messe chaque jour, nous prions trois ou quatre fois par jour sans conviction. Sans cette intimité, nous ne pouvons rien faire. Nous allons simplement continuer à vivre une consécration exécrable où la sequala Christi ne sera pas le leimotiv. Notre trésor ne sera pas le Christ mais nos soifs de posséder, de dominer et de nous réaliser sans Dieu.

Chers frères, Sylvestre, Brice, Jean-Claude, Sébastien et Géraldo, il va falloir prendre une décision aujourd’hui. Cette décision donnera de la consistance aux vœux que vous allez professer tout à l’heure. De cette décision dépend votre fidélité. Sr Charles de Foucault a pris la même décision avant vous. Dans sa longue lettre à son père spirituel, l’abbé Huvelin, il écrit : « Ma vocation est d’imiter le plus parfaitement possible Notre-Seigneur dans sa vie cachée de Nazareth ». Saint Charles de Foucault a passé un temps à Nazareth. Il est fasciné par cette bourgade de Nazareth. Jésus y a vécu auprès de Joseph et de Marie une vie cachée, obéissante, pauvre.

La contemplation de Jésus de Nazareth nous fait découvrir les trois dimensions inséparables de l’appellation Jésus de Nazareth : Sauveur de tous, Dieu et Fils de Dieu. Cette contemplation ravive en nous le désir profond d’être des disciples du Christ. Le disciple n’est pas plus grand que son maître. Le frère Charles de Jésus disait : « c’est par amour que l’on devient disciple et il n’y a pas d’amour sans désir d’imitation ». A Nazareth, Charles de Foucauld est plus particulièrement disciple en « étant avec Jésus ». Il veut lui tenir compagnie comme Marie et Joseph. Être avec Jésus comme Dieu avec nous (Emmanuel), ne faire plus qu’un avec lui, tel est le désir de Charles de Foucauld. Que le Seigneur ravive en vous ce désir.

Ce désir avait été entièrement réalisé par notre père séraphique François d’Assise. Pour François, il ne s’agit pas de regarder le Christ, mais bien de devenir Jésus, de l’imiter jusqu’à en être revêtu, autant que cela peut se faire. Il est à la fois amant et imitateur. Il a imité Jésus dans l’humilité de son incarnation et la charité de sa Passion. Saint Bonaventure écrivait dans Legenda Major : « Lors donc que le véritable amour de Jésus-Christ eut transformé ainsi en sa ressemblance celui qui en était pénétré, […] l’homme angélique, François, descendit de la montagne portant avec lui l’image de son Seigneur crucifié, image non gravée sur la pierre ou le bois par la main de l’ouvrier, mais imprimée en sa chair par le doigt du Dieu vivant ». (Saint Bonaventure, Legenda Major (LM), chapitre 13).

Chers frères Sylvestre, Brice, Jean-Claude, Sébastien et Géraldo, vous allez, tout à l’heure par la profession des vœux de chasteté, de pauvreté et d’obéissance, concrétiser votre désir d’imiter et d’être avec le Christ en choisissant de vivre la Règle de Vie des frères Mineurs et les Constitutions de l’ordre des Frères Mineurs capucins. Vous allez sans cesse être tentés par les trois plaies qui gangrènent la Vie consacrée en Afrique : affaires de mœurs (relations illicites hommes-femmes, prêtres-religieuses, religieux-religieuses) ; détournements financiers (construire sa maison pour faciliter la double vie, profiter d’une situation d’autorité pour acquérir un véhicule luxueux ou des vêtements hors prix) et enfin accusations de sorcellerie. Pour ne pas vous laisser emporter par le vent de ces tentations, il vous faut revenir à Nazareth comme lieu excellence d’échange incommensurable où la nature humaine s’ennoblit sans cesse au contact de la Nature divine et balbutier cette prière du petit frère de Jésus :

« Mon Père,
Je m’abandonne à toi,
fais de moi ce qu’il te plaira.

Quoi que tu fasses de moi, je te remercie.

Je suis prêt à tout, j’accepte tout.
Pourvu que ta volonté se fasse en moi, en toutes tes créatures,
je ne désire rien d’autre, mon Dieu.

Je remets mon âme entre tes mains.
Je te la donne, mon Dieu,
avec tout l’amour de mon cœur,
parce que je t’aime,
et que ce m’est un besoin d’amour de me donner,
de me remettre entre tes mains, sans mesure,
avec une infinie confiance,
car tu es mon Père.»

Nazareth, lieu d’admirable échange

A Nazareth, Jésus a appris à vivre avec Marie et Joseph et réciproquement. Ensemble, Jésus Marie et Joseph ont vécu la belle aventure du mystère de l’Incarnation : « Le Verbe s’est fait chair afin que la chair devienne Verbe ». Chers parents, amis et bienfaiteurs de nos heureux du jour, à l’instar de Marie et Joseph qui ont aidé Jésus à faire la volonté de Dieu, je vous demande d’aider vos fils à vivre pleinement leur vocation. Que Dieu vous comble abondamment et à vous tous, venus fêter avec nous la solennité de Notre Dame de Lorette, j’implore sur vous la bénédiction maternelle de la Vierge Marie. Amen.

Frère BERNADIN BOKO, OFM.Cap