LE MATCH DE LA JOIE ENTRE LE GRAND SEMINAIRE SAINT-GALL DE OUIDAH ET LES RELIGIEUX DE SEGBANOU (1-1)

LE MATCH DE LA JOIE ENTRE LE GRAND SEMINAIRE SAINT-GALL  DE OUIDAH  ET LES RELIGIEUX DE SEGBANOU  (1-1)

 

Le dimanche 14 décembre 2014, la traditionnelle rencontre annuelle qui oppose depuis plusieurs années déjà l’équipe saint-Galloise à son homologue des religieux de Sègbaanou eut lieu sur l’emblématique terrain du séminaire Saint-Gall centenaire, terrain dont la renommée a traversé les frontières de Minatinkpon et a même atteint le palais présidentiel qui le retint le jeudi 04 décembre dernier comme aérodrome pour l’hélicoptère présidentiel.

Quelques minutes avant la rencontre, on pouvait lire sur les visages des supporters saint-gallois plusieurs interrogations les unes aussi légitimes que les autres : que va-t-il se passer cet après-midi ? Ces religieux vont-ils encore nous imposer leur hégémonie habituelle ? Ou peut-être que la sélection héritée du coach Athanase HOUNTON par Damien MENOU est-elle décidée à montrer de nouvelles performances ! Peut-être que le nouveau souffle apporté par les joueurs de la promotion ND de l’Immaculée Conception pourra rehausser les habitudes classiques de notre équipe ! Chacun était laissé à ses interrogations et hypothèses de réussite ou d’échec. Dieudonné AGBON et Janvier GBENOUKPO interviewés au cours du déjeuner pronostiquèrent chacun avec un léger sourire : 2-1 en faveur de Saint-Gall.

Pour la circonstance, un nouvel arbitre central, le père Juste ZEKPA, Administrateur de la paroisse d’Atchakanmè fut spécialement invité comme juge des deux parties. 16h 22, après les formalités d’usage et la prière de début dirigée par le père Ernest GBEDAN, l’arbitre lançait les hostilités sous le regard interrogateur des supporters des deux parties.

Dès la 2ème minute, une belle occasion loupée survient pour les Saint-Gallois avec le corner exécuté par Spéro DOMINGO. A la 15ème minute, un face à face raté de Pacôme BALLE face au gardien des capucins, Emile, maintint un moment en émulation les supporters, soutenus par l’animation des soldats de la joie arrivés au front 25 minutes après le début du combat. A la 28ème minute, de violents forcings entre Sébastien et Calvin, le n°7 capucin, celui-là même qui le premier déchira les filets de Lévi HINGLO l’année dernière inquiéta un moment les Saint-Gallois. Quelques secondes après cette action, dans un duel parfaitement géré par Blaise et les siens, Spéro DOMINGO inscrivit le premier but du match. Alex KOUKPODE, jusque-là endolori dans son élan à jouer le tam-tam retrouvait des forces qui lui firent initier un nouveau génie musical pour ses compagnons. 17h OO, l’arbitre sifflait la fin de la première partie.

Dans les coulisses de l’équipe saint-Galloise, Irénée DEGBE rappelle à ses coéquipiers le système de jeu convenu : « Nous devons assurer le milieu pour nourrir les ailes ». A cette belle remarque, le père Ernest GBEDAN, aux côtés du coach Damien répond : « Exactement, le milieu. Mais les amis, il faut assurer comme cela ». Le père économe, héraut de la joie survint dans la discussion et lança : « Mettez-leur un second but dès les 5 premières minutes de la seconde période. Ils seront démoralisés. »

17h15, la deuxième partie commence avec un beau coup franc raté par le 8 capucin. Dans un léger duel avec Saturnin AÏSSINOU, à la 47ème minute le même joueur exaspéré prit celui-ci par la main et le roula au sol comme une légère boule de pétanque au grand étonnement de tous. Tout présageait l’espoir de la victoire. On en était là quand une faute de main d’Augustin SIDI à la 28ème partie de la seconde période conduisit à l’égalisation par le redoutable Kévin, le 17 capucin. Les supporters capucins jusque-là endormis par le précédent but de Spéro revenaient alors à la charge à la grande confusion de Jérôme BEMBE, Romaric BEHANZIN, Thomas d’Aquin DOHOU, Rémi SOSSA et leurs compagnons « soldats de la joie » qui ont dû momentanément retiré les munitions de leurs armes. Dans la mêlée, une délicate touche de main par Sylvain ZOMAHOUN dans la surface de réparation échappa heureusement à la vigilance de l’arbitre, à la grande satisfaction des saint-Gallois. Nous égrenons désormais les dernières minutes du match. La température était visiblement montée des deux côtés. Il fallait à tout prix tirer son épingle du jeu. La tête, le cou, le nez, la bouche, les oreilles et la poitrine, toutes les parties du corps étaient bienvenues, pourvu que la balle atterrisse dans les filets de l’adversaire. Mais la fatigue se lisait dans tous les visages et sur toutes les tapes de balle. Il fallait mettre fin au massacre. A 18h 01, le père Juste arrêta les hostilités.

Par ailleurs, notons que le 11 des religieux était essentiellement constitués de capucins, majoritairement philosophes. Les rares camiliens de la partie se retrouvaient à la touche, soit parmi les supporters, soit parmi les photographes. Il faut en outre noter en plus de ceux sus-cités, la présence dans les gradins des pères Claude YAÏ, Raymond SOBAKIN, Cyrille CHABI, Ambroise MEDEGNAN, Apollinaire TOMEHO et Julien ZOSSOU. Ce dernier en bon historien sage et prudent, soucieux de ne pas constituer un sujet d’histoire en ce jour de la joie s’assura de stationner sa voiture loin, hors du périmètre franchissable par les balles. Le beau spectacle s’acheva ce soir avec les agapes fraternelles que partagèrent les joueurs dans la liesse des deux équipes d’animation.

L’histoire retiendra que ce match fut l’une des plus belles rencontres sportives de Saint-Gall en cette année académique. Les supporters étaient sortis nombreux et l’écho en est même parvenu aux habitants des environs qui ne voulurent pas se faire compter l’événement. Un nouvel épisode sportif de notre maison vient de s’achever.

Juventus AMOUZOUVI, Etudiant en théo 3 saint-Gall

Homélie du Père Didier AFFOLABI, Recteur du Grand Séminaire Saint-Gall de Ouidah à la fête de N-Dame de Lorette

Homélie du Père Didier AFFOLABI,  Recteur du Grand Séminaire Saint-Gall de Ouidah à la fête de N-Dame de Lorette

(Ouessè, Mercredi 10 décembre 2014)

 

Chers Pères Concélébrants

Chers Religieux et Religieuses

Chers étudiants

Chers novices et postulantes

Chers frères et sœurs dans le Seigneur

 

Permettez-moi avant tout propos de dire ma reconnaissance au père Luigi pour son mot de bienvenu. Je voudrais aussi dire merci au Père Giulio PIERANI, Supérieur de la Fraternité Notre-Dame de Lorette, pour l’honneur que me font son Conseil et lui, de m’inviter à présider cette Eucharistie qui couronne la traditionnelle fête patronale du 10 décembre, Fête de Notre-Dame de Lorette à qui la Fraternité est pleinement dédiée.

Je salue et je dis toute ma gratitude à tous les accompagnateurs et formateurs de cette maison. Merci pour la part importante et efficace que vous prenez dans la formation de nos jeunes frères, étudiants d’ici et du Séminaire Saint-Gall de Ouidah. Que Notre-Dame de Lorette nous aide tous. Qu’elle nous éclaire et nous guide dans notre délicate tâche de discernement des vocations.

Célébrer sa fête patronale, c’est célébrer son protecteur.

Célébrer la fête patronale à la ‘‘Fraternité des Capucins’’, c’est célébrer et honorer Marie Notre-Dame de Lorette qui a su écouter Dieu et accepter la mission qu’il lui a confiée.

Célébrer la fête patronale à la ‘‘Fraternité des Capucins’’,  c’est aussi intérioriser l’esprit de notre fondateur qui est en quelque sorte notre maître c’est-à-dire le ‘‘phare’’ qui éclaire sur le chemin de la foi en Jésus, celui à travers qui nous voyons la lumière du Christ qui oriente et guide nos actions, notre mission.

C’est pourquoi, sans être un spécialiste en la matière, je voudrais me permettre, en m’inspirant des textes liturgiques de ce jour, et, m’appuyer sur la spiritualité franciscaine pour mettre en relief quelques aspects concrets de la piété mariale de Saint François notre fondateur et nous aider à redécouvrir à travers Marie, notre identité religieuse et notre mission dans l’Eglise et dans le monde.

La prophétie de l’Emmanuel que nous rapporte la 1ère lecture que nous venons d’entendre se situe dans un contexte historique précis : le roi Achaz, encerclé par la coalition du roi Damas et du roi de Samarie, s’affole totalement et est tenté d’offrir son propre fils en sacrifice. Isaïe va le voir et lui demande de ne pas craindre : s’il garde « foi » en Dieu, sa dynastie est assurée d’une promesse divine. Dieu lui-même se propose d’intervenir : un « enfant » est annoncé, un nouvel héritier du trône de David. Ce fils promis par Dieu, ce sera Ezékias, le roi pieux qui régnera sur Jérusalem.

Mais derrière ce contexte historique, se profile le Messie qui naîtra de Marie, cette Femme unique qui a mis Dieu à portée de notre condition humaine, mais qui, bien plus encore nous a donné pour frère le Seigneur de toute majesté ; cette Femme dont Saint François se plaît à invoquer comme Mère de toute bonté qui a conçu le Verbe plein de grâce et de vérité et qu’il qualifie encore de « Domina pauper » (la pauvre dame).

Le culte de marial chez Saint François ne se résume pas en des formules de prières ou de louanges. « Il débouche en une préoccupation de  faire sienne en tout, l’attitude de Marie à l’égard de la Parole de Dieu, du Verbe de Dieu. Tout commence d’abord par une conception (concepit) : à l’instar de Marie, l’homme doit recevoir en lui la Parole de Dieu, l’accueillir avec une foi obéissante, s’en pénétrer totalement. Ensuite, une conception (concepit) doit aboutir à un enfantement (peperit) : toujours comme Marie, l’homme doit, dans la soumission de sa foi, engendrer la Parole de Dieu, lui donner vie et forme » (KAJETAN ESSER, Thèmes spirituels, p. 162).

La pauvreté que Marie a partagée au cours de sa vie terrestre avec le Christ, son Fils impressionnait profondément François. Cela l’a conduit à aimer les pauvres. Même si matériellement il n’avait pas les moyens de leur venir en aide, il leur donnait au moins le témoignage de son affection. Il voyait souffrir le Christ dans chaque misère rencontrée ; il reconnaissait dans tous les pauvres le Fils de Notre-Dame qui fut pauvre. François voyait en Marie celle qui aime par-dessus tout, la vie évangélique de pauvreté. A son avis, elle attachait plus de prix à une telle vie qu’à toute marque extérieure de vénération.

La piété mariale de François n’était pas dans sa vie un corps étranger et isolé. François était uni consciemment à la Mère de Dieu, en toute sa vie intérieure et extérieure. Cette union, il a su l’exprimer à la façon de son temps et à sa propre manière, si personnelle.

L’occasion nous est offerte encore  aujourd’hui, chers amis de nous interroger sur la qualité de notre dévotion à Marie. Marie est-elle encore pour nous un modèle d’humilité, d’obéissance et d’abandon entre les mains du Seigneur ?

L’évangile de l’Annonciation que nous avons écouté aujourd’hui nous aidera peut-être à répondre à ces interrogations. Il nous apprend comment Dieu a introduit la Vierge Marie, humble femme de la terre, dans le Mystère du Salut en faisant d’elle la Mère du Sauveur.

L’ange lui annonce de la part du Seigneur qu’elle sera mère. Au lieu du classique « pourquoi moi ? », elle demande « comment moi vais-je avoir un enfant puisque je suis vierge? ». Elle demande comment, puisqu’elle n’a pas fait le nécessaire pour provoquer un tel événement.

Ce qu’il y a d’admirable, c’est que tout spontanément, Marie pense que les raisons des choses, leurs explications appartiennent au Seigneur. Elle est tout à fait libérée des « pourquoi» qui nous encombrent parce que nous comptons terriblement pour nous-mêmes et que nous voulons contrôler ce qui se passe. Nous voulons comprendre ; Marie nous apprend ici à poser l’unique question qui devrait nous préoccuper: «comment le dessein du Seigneur va-t-il s’accomplir alors que je n’ai pas les capacités nécessaires pour cela?» C’est exactement ce que demande Marie.

Puis, après la réponse de l’ange qui affirme que le Seigneur peut le faire et lui parle de sa cousine, elle prononce sa deuxième phrase: «Voici la servante du Seigneur ; que tout se passe pour moi selon ta parole ».

En fait, elle n’avait pas besoin d’explication, elle n’en a d’ailleurs pas eu ; elle avait besoin de savoir ce qu’on attendait d’elle et c’était la confiance, l’abandon à ce que le Seigneur réaliserait en elle; il le réaliserait aussi sûrement que cela avait été fait pour Elisabeth, la vieille cousine. Elle accepte donc d’être dans la confiance qu’on lui demande. Par sa réponse à l’ange Gabriel le jour de l’annonciation, Marie s’est offerte corps et âme, pour bâtir la Cité du grand Roi, du Christ Jésus, le Fils de David. Elle accepte ainsi de coopérer à la réalisation de l’œuvre de la Rédemption du monde.

A chacun de nous le Seigneur confie, ou veut confier une mission particulière dans la réalisation de cette œuvre. Il exige notre participation mais il veut aussi que nous soyons bénéficiaires de ce salut. « Dieu, qui nous a créés sans nous, écrit Saint Augustin, ne nous sauvera pas sans nous. » L’initiative part de lui. Par pur amour, il a décidé de nous arracher  à notre misère, et même, si invraisemblable que cela paraisse, de nous élever à la dignité de fils. Mais, pour cette œuvre, il a besoin de nous.

En cette fête de N-Dame de Lorette le Seigneur interpelle encore chacun de nous.  Il sollicite notre collaboration. C’était l’invitation faite par l’Ange à Marie : elle devait, dans le plan de Dieu, lui permettre de se faire homme en la personne de son Fils. Ainsi chacun de nous est-il invité à donner à Dieu la possibilité d’incarner en nos vies d’hommes son mystère d’amour et de le réaliser.

Il demande une réponse libre.  Il n’impose rien: il propose. C’est que, pour une œuvre d’amour, il faut un pur élan d’amour. Le salut, œuvre d’amour par excellence, ne saurait être une tâche de mercenaire. Le « Oui» de Marie a jailli spontanément de son cœur. Est-ce une réponse de cette qualité que nous sommes disposés à donner à Dieu?

Car il nous faut donner une réponse sans réserve qui engage toute la vie.  A partir de son « oui », la Sainte Vierge a été tout entière consacrée à la réalisation des volontés divines. Le «oui» que Dieu attend de nous, chrétiens, doit être un oui total, absolu, un oui sans réticence. Un oui qui défie toutes les logiques, bouscule tous les conformismes, rabroue toutes les sagesses humaines. A chacun de nous, le Seigneur confie une mission particulière. A l’exemple de Marie, notre Mère, engageons-nous sans crainte ni réserve dans la plus grande  « Aventure de l’Amour ».

Que Notre-Dame de Lorette que nous célébrons aujourd’hui intercède pour nous afin que nous soyons capables de nous engager dans l’humilité et la confiance au service de l’Amour Rédempteur ! Amen !

L’ONG “Franciscains Bénin” a reçu le Prix des Droits de l’Homme 2014

Le mercredi 10 décembre 2014, à l’occasion de la journée internationale des droits de l’homme, l’ambassade de la France près le Bénin a décerné à l’ONG ” Franciscains Bénin” le Prix des Droits de l’Homme 2014, à l’Institut français de Cotonou.

Depuis 2012 l’ambassade de la France près le Bénin, organise chaque année une célébration thématique de la journée internationale des droits de l’homme. L’objectif est de reconnaître les actions collectives menées sur le terrain au Bénin et qui donnent l’occasion de récompenser et d’encourager les organismes de la société civile qui œuvrent au quotidien dans le domaine du respect des droits de l’homme. Le thème de l’édition de 2014 est : le droit à la vie pour dénoncer l’infanticide rituelle. C’est dans ce cadre que le prix de cette année a été décerné à l’ONG “Franciscains Bénin”.

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Aline KUSTER-MENAGER, Ambassadrice de la France près le Bénin

A en croire Aline KUSTER-MENAGER, Ambassadrice de la France près le Bénin, c’est grâce à l’ONG “Franciscains Bénin” qu’elle a découvert le phénomène des enfants dits sorciers et toute la difficulté rencontrée dans le but de corriger une telle mentalité. Partant de là, elle a compris le travail délicat qu’entreprend avec dévouement l’ONG “Franciscains Bénin”. C’est pourquoi, elle a fortement proposé à ses collaborateurs de retenir l’ONG “Franciscains Bénin” pour recevoir le prix des droits de l’homme de la République française au Bénin, expliqua-t-elle. En outre, elle a reconnu que l’ONG des franciscains entreprend un travail remarquable, difficile et de longue haleine. En conséquence, elle mérite d’être soutenue par tous.

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Anne Vincent, Représentante résidente de l’UNICEF au Bénin

Anne Vincent, Représentante résidente de l’UNICEF au Bénin, pour sa part, a expliqué que l’infanticide rituelle existait depuis l’antiquité. De ce fait et à titre illustratif, les enfants qui naissaient avec des dents étaient considérés comme des êtres vertueux dont l’avenir était radieux : Louis XIV, Hannibal, Napoléon et bien d’autres encore seraient nés avec des dents. C’est dire donc qu’il est inconcevable voire crapuleux d’éliminer une vie innocente pour ce motif.

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Naomie AZARIA HOUNHOUI, Ministre de la Famille, des Affaires Sociales, de la Solidarité nationale, des Handicapés et des Personnes de Troisième Age.

Quant à Naomie AZARIA HOUNHOUI, Ministre de la Famille, des Affaires Sociales, de la Solidarité nationale, des Handicapés et des Personnes de Troisième Age, elle a reconnu que l’infanticide rituelle constitue une réalité et un sujet tabou qui mine notre tradition, car l’enfant est un sujet de droit. Ainsi, l’infanticide constitue-t-elle un meurtre et un acte de discrimination qui exclut toute chance de vie et de développement à une personne extrêmement vulnérable qui s’opère malheureusement au Bénin au nom des croyances et convictions socio-culturelles séculaires, a-t-elle déploré. Pour finir, le ministre de la famille a salué et reconnu le travail qu’accomplit dans la patience et la discrétion l’ONG “Franciscains Bénin” pour épargner des enfants de l’infanticide rituelle.
Par ailleurs, au cours de la cérémonie, un extrait du film intitulé Enfant sorcier réalisé par le béninois Modeste HOUNGBEDJI, a été présenté à l’assistance. Le prix décerné à l’ONG ” Franciscains Bénin ” est constitué par une marque de reconnaissance. Elle a reçu également quelques DVD du film intitulé Le secret de l’enfant fourmi. Il est sous-titré en bariba. L’ONG utilisera ce support en vue de sensibiliser le public. Pour la circonstance, l’ONG était représentée par son président frère Luigi COPPARI, son coordonateur frère Auguste AGOUNKPE, son comptable Mme Monique BADOU, la Mère Madeleine KOTY (Fille de Padre Pio) et les sœurs tertiaires capucines.

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Josep COLL, Chef de Délégation de l’Union Européenne au Bénin entouré de quelques membres de Franciscain Bénin.

La cérémonie de remise de prix s’est déroulée en présence de Josep COLL, Chef de Délégation de l’Union Européenne au Bénin, Rosine Sori COULIBALY Représentante Résidente du Programme des Nations Unies et des délégués de plusieurs ambassadeurs européens en mission au Bénin.

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Rosine Sori COULIBALY Représentante Résidente du Programme des Nations Unies

Quelles sont les actions ayant permis à l’ONG “Franciscains Bénin” de remporter ce prix ?
Au nombre des actions menées par l’ONG “Franciscains Bénin”, il y a : la déclaration orale des Franciscains à l’ONU en 2008 à Genève, l’organisation du forum pour la sauvegarde de la vie des enfants dits sorciers en mars 2012, les campagnes de sensibilisation à Brignamarou et Kérou en 2012, le parrainage du forum de Nikki au cours duquel les chefs traditionnels se sont penchés sur l’infanticide rituelle, la campagne de sensibilisation de Bori et le projet de recensement en cours de réalisation. Ces activités ont permis de rallier à la cause des enfants dits sorciers certaines têtes couronnées et élus locaux. Ce qui constitue un message fort pour le changement de mentalité a laissé entendre le frère Luigi COPPARI, président de l’ONG “Franciscains Bénin”.
“Franciscains Bénin” est une ONG qui regroupe une dizaine d’Instituts religieux qui se réclament de la spiritualité de saint François d’Assise et qui opèrent au Bénin. Ils sont spécialisés dans les domaines de la pastorale, de l’éducation, de la communication et de la santé.

                                                                                                                                                                                              Frère Janvier Maxime DJOSSA

Les Frères de Ouessè ont célébré leur fête patronale.

La fraternité des frères mineurs capucins de Ouessè est dédiée à la Vierge de Lorette commémorée le 10 décembre. Cette année, tout comme les années antérieures la célébration de cette fête a fait tache d’huile dans les annales de la fraternité.

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Les frères et les fidèles en procession avec la Statue de la Vierge de Lorette.

Les festivités ont démarré par une neuvaine préparatoire à Notre-Dame de Lorette du 30 novembre au 9 décembre 2014. Au terme de la neuvaine, les frères ont entrepris une procession avec la statue de la Vierge de Lorette au cœur du village de Ouessè en compagnie de quelques fidèles de la Chapelle sainte Epiphanie de Ouessè ainsi que les écoliers et les instituteurs de l’école primaire publique de la place. Les membres de certaines confessions religieuses du village ainsi que les Camilliens et les Sœurs Tertiaires Capucines ont également pris part à la procession mariale. Au cours de la procession, la marche humble et priante de l’assemblée a été rythmée par la prière du chapelet et des hymnes mariales. Ce fut également pour les participants l’occasion d’entendre l’historique de Notre-Dame de Lorette qui fut présentée par le frère Luigi COPPARI, Supérieur Régulier des frères mineurs capucins au Bénin. A l’issue de cette procession, la fraternité a officiellement commencé sa fête patronale par la célébration des vêpres solennelles en l’honneur de Notre-Dame de Lorette.

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Le Fr Luigi Coppari à la fin de la procession

Le lendemain 10 décembre jour d’incidence de la fête, la messe solennelle en l’honneur de Notre-Dame de Lorette fut présidée par le Père Didier AFFOLABI, Recteur du Grand Séminaire Saint–Gall de Ouidah. Dans son homélie prononcée pour la circonstance, il a laissé entendre : « Célébrer sa fête patronale, c’est célébrer son protecteur. Célébrer la fête patronale à la “Fraternité des Capucins”, c’est célébrer et honorer Marie Notre-Dame de Lorette qui a su écouter Dieu et accepter la mission qu’il lui a confiée. Célébrer la fête patronale à la “Fraternité des Capucins”, c’est aussi intérioriser l’esprit de notre fondateur qui est en quelque sorte notre maître c’est-à-dire le “phare” qui éclaire sur le chemin de la foi en Jésus, celui à travers qui nous voyons la lumière du Christ qui oriente et guide nos actions, notre mission ». Partant de la spiritualité mariale de saint François d’Assise, le Recteur exhorta l’assistance à l’instar de Marie, “à la soumission de sa foi”. Avant la bénédiction solennelle, l’assistance a été consacrée à la Vierge de Lorette. Ce rite fut caractérisé par l’exécution du chant marial : As i kneel before you et le dépôt d’un bouquet de fleurs au pied de la statue de Notre- Dame de Lorette. Les manifestations ont pris fin par les agapes fraternelles.

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La Soeur Amalia, le Fr Giulio, le Père Didier Affolabi etc… autour du majestueux gâteau préparé par les frères sous direction du “Général” Fr Antonio Ginestra

                                                                                                                                                                                                             Frère Janvier Maxime DJOSSA

PROFESSION PERPETUELLE DU FRERE KABLAN

PROFESSION PERPETUELLE DU FRERE KABLAN

Et le Seigneur nous donna des frères…

Le Seigneur a encore renouvelé ses grâces à notre endroit. L’Ordre vient d’accueillir définitivement en son sein, frère Emmanuel KABLAN qui a prononcé ses vœux perpétuels le samedi 6 décembre 2014 au cours de la célébration Eucharistique présidée par le Frère Oliviero BERGAMASCHI, supérieur régulier de la custodie de la Côte d’ivoire.

Emmanuel KABLAN est originaire de Grand Bassam, ville côtière et touristique située au sud de la Côte d’Ivoire à une trentaine de kilomètre d’Abidjan, la capitale économique.  Il a débuté ses études primaires et secondaires à Treichville et Koumassi. Après son baccalauréat, il s’inscrit à l’université de Cocody où il obtient une licence en lettres modernes. Son engagement reconnu dans les mouvements paroissiaux et dans la CEB de son quartier, ainsi que sa grandes proximité avec le renouveau charismatique, vont susciter chez notre frère une soif plus aigue de Dieu. C’est ainsi qu’à l’appel de plus en plus pressant du Seigneur, il décide de commencer le chemin pour la vie consacrée en 2005 avec les Frères Capucins. Après deux ans de postulat à Alépé, il se rend au Cameroun pour le noviciat puis le post noviciat. Il prononce ses premiers veux en 2008 et prend l’habit capucin. Il part au Bénin pour trois années d’études en philosophie et franciscanisme. Depuis 2012, Emmanuel étudie la théologie à l’Institut de théologie de la compagnie de Jésus à Abidjan.

C’est la fraternité Padré Pio qui a abrité la cérémonie des vœux perpétuels. Au cours de la célébration eucharistie débutée à 10 heures 30, le frère Oliviero à livré une homélie riche en contenu où il a d’emblé remercié Dieu pour l’année de la vie consacrée et pour les grâces dont le Seigneur a comblé la famille du frère Emmanuel à travers les heureux évènements qu’elle a vécus. S’adressant au Frère Emmanuel, le célébrant à particulièrement mis l’accent sur la disponibilité et le don de sa personne à la fraternité à la laquelle il appartient définitivement. Le témoignage et la cohérence doivent rester au cœur de la vie car les vrais choix à faire sont justement là où personne ne nous voir. C’est avec beaucoup de joie et d’émotion que frère Emmanuel a faire vœux de pauvreté d’obéissance et de chasteté entre les mains du supérieur régulier. A la fin de la célébration, l’heureux du jour a pris la parole pour remercier les uns et les autres en demandant leur soutien dans la prière. La Messe a été suivie d’un déjeuner fraternel à la salle polyvalente du centre de spiritualité Saint Pio dans une ambiance conviviale et festive. Plus de 500 personnes, prêtres, religieux et religieuses, parents et amis ont répondu à l’invitation des frères. Rappelons que la custodie de Côte d’Ivoire compte à présent 6 frères de vœux simples, étudiants en première et deuxième année de théologie à Abidjan et 10 autres au post noviciat au Cameroun et au Bénin.

Frère Justin ABOA

 

L’Eglise a rendu hommage à son serviteur André QUENUM

L’Eglise  a rendu hommage à son serviteur André QUENUM

 

Le Père André QUENUM, Directeur de Publication de l’hebdomadaire catholique La Croix du Bénin, a reçu les hommages de l’Eglise et des médias au cours de la messe de ses funérailles le jeudi 4 décembre 2014 en la paroisse saint Jean-Baptiste de Cotonou.

Frère Janvier Maxime DJOSSA

Présidées par Mgr Antoine GANYE, Archevêque de Cotonou, et entouré pour la circonstance de Nos seigneurs Paul VIEIRA (Evêque de Djougou) Antoine SABI (Evêque de Natitingou) et de nombreux prêtres ; les funérailles du Père André QUENUM furent empreintes d’une émotion très vive. Plusieurs personnalités ainsi que des journalistes ont pris part à cette célébration pour manifester leur compassion au clergé.

Pendant son homélie Mgr GANYE a dressé le profile élogieux du défunt. Avant l’absoute, Malick GOMINA a rendu hommage à l’illustre défunt au nom du Conseil National du Patronat de la presse et de l’Audiovisuel du Bénin (C.N.P.A.-Bénin).

Au terme de la messe pontificale en la paroisse saint Jean-Baptiste de Cotonou, la dépouille précieuse du Père André QUENUM a été accueillie au Grand Séminaire Saint-Gall de Ouidah. L’institution lui a rendu hommage avant l’absoute aminé par les séminaristes et l’inhumation.

Extraits de l’homélie prononcée par Mgr Antoine GANYE lors des funérailles du Père André QUENUM[1]

 « L’itinéraire qui subitement à nos yeux humains s’achève ici est celui d’un homme André, un autre fils QUENUM. Le deuxième prêtre à rejoindre le père céleste parmi les prêtres ordonnés par le Pape Jean- Paul II pour l’archidiocèse de Cotonou le 03 février 1993.

Nous sommes en présence de la dépouille précieuse de l’un de ses modèles réussis. Fierté de l’Eglise, de notre société et de notre Nation. Ce que nous pouvons offrir au monde de notre temps. André, qui nous rassemble ce matin est issu d’une grande famille où la quantité s’harmonise bien avec la qualité. L’histoire de notre pays conserve dans la mémoire collective le souvenir d’éminentes figures issues de la famille QUENUM comme les professeurs ; Olympe Bhély QUENUM, Alfred QUENUM de l’O.M.S., les pères Alfred et Alphonse QUENUM. Des personnes, qui avaient entretenu entre elles dans la vie une proximité certaine et, que le père André avait suivies et considérées avec beaucoup d’admiration. De cette admiration qui se fait volonté résolue, imitation.

André a puisé son caractère d’homme acharné au travail. Appartenir à une famille, au rayonnement intellectuel conséquent, était à la fois pour André une fierté et une responsabilité d’excellence à laquelle  il ne pouvait se soustraire. Et de fait, André était excellent. Il avait cette capacité de se distinguer et de gagner la confiance de ses supérieurs. (…)

André durant sa vie terrestre, a toujours évité, de laisser quelqu’un dans le doute ou dans la peine. Il le doit à sa réceptivité et à sa compréhension surtout à son assimilation des enseignements reçus au cours de sa formation sacerdotale. (…)

Quel homme ! Quel homme! Et quel prêtre avons-nous perdu ! Tout est grâce. Que le Seigneur accueille dans son ciel son serviteur, qui avait une profonde identité sacerdotale  et, qui de la fenêtre du ciel d’où il nous regarde maintenant, il nous aide nous ses confrères  à vivre notre sacerdoce et vous ses frères et sœurs à vivre votre identité chrétienne et à bâtir une société où règne la justice, la vérité, la réconciliation et la paix. Amen »

Mot d’accueil du corps du Père André QUENUM au Séminaire Saint Gall de Ouidah

                                                             (Mercredi 4 décembre 2014)

 Excellence Mgr Antoine GANYE, Archevêque de Cotonou,

Chers Pères, Chers religieux et religieuses

Chers parents et alliés de la famille du Père André QUENUM,

Chers frères et sœurs dans le Seigneur,

         Au nom du Corps professoral du Séminaire Saint-Gall de Ouidah, au nom des grands séminaristes et de tout le personnel de soutien, je voudrais, avant tout propos, souhaiter la bienvenue à tous et exprimer mes sincères condoléances à la famille QUENUM, à vous cher Monseigneur et à travers vous à toute la Conférence Episcopale du Bénin, au clergé du diocèse de Cotonou et à tous les collaborateurs du Père André QUENUM. Je voudrais aussi vous rassurer de notre communion de prière pour la béatitude éternelle de l’illustre disparu.

         Mais, avant que ne repose définitivement au Cimetière du Grand Séminaire Saint-Gall de Ouidah notre frère et ami, le Père André QUENUM, je tiens, d’une part, à évoquer le vibrant souvenir que je garde  pour avoir collaboré avec lui, pendant cinq (5) ans, à la ‘‘schola cantorum’’ (la chorale du Grand Séminaire), à l’époque où nous étions séminaristes. Il était non seulement un bon soliste mais aussi un très bon maître de chœur ; il affectionnait beaucoup la bonne ambiance.

D’autre part, aujourd’hui comme Recteur, je me fais le devoir de lui rendre un hommage bien mérité pour tous les services qu’il a rendus à cette maison.

         En effet, le Père André, ancien étudiant de Saint-Gall portait le souci de cette institution qui l’a formé. Il s’est impliqué personnellement par ses suggestions et ses conseils pour le succès de la célébration du Centenaire de cette maison dont il était l’un des formateurs depuis près de 10 ans. En sa qualité de Directeur de l’Hebdomadaire Catholique  La Croix du Bénin, c’est à lui que le conseil des Professeurs a demandé depuis l’année académique 2006-2007 d’initier les grands séminaristes aux diverses techniques de la Communication, surtout en vue de leur préparation à l’Homilétique. Malgré son agenda combien chargé, il s’est toujours acquitté de ce devoir avec professionnalisme et désir de transmettre le savoir. La preuve en est qu’il avait déjà offert sa disponibilité et devait assurer ce cours du lundi 12 au vendredi 16 Janvier 2015. Que Dieu lui accorde la récompense des serviteurs bons et fidèles.

         Mais les services que le Père André QUENUM rendait à cette maison ne se limitaient pas à ses cours. Il restait disponible pour accompagner les étudiants désireux de s’investir davantage dans le domaine de la communication. C’est donc encore vers lui que le Corps professoral orientait les étudiants qui, pour leurs mémoires de fin de cycle de Théologie, choisissaient des thématiques relatives au journalisme. A titre illustratif, des étudiants de la dernière année de théologie (Théo IV) de cette année académique, il suivait le travail de trois étudiants qui ont été secoués par ce départ inattendu de leur modérateur vers la maison du Père. Que du ciel, son intercession les appuie et les soutienne.

         Mais le Père André n’était pas seulement un journalisme. Il était aussi un homme de foi et un pasteur averti. A ce titre, c’est encore à lui que le Père chargé de l’animation spirituelle avait pensé pour la récollection de carême de cette année académique. Il avait donné son accord et cela nous avait rassurés. C’est dire que son dévouement pour cette maison où il va désormais reposer était total. Il s’y sentait comme chez lui. Et la dernière visite qu’il nous a rendue, remonte seulement au 1er Novembre dernier à la solennité de la Toussaint, dix jours avant son décès. Ce jour-là même, il était venu dans la matinée, accompagné de son confrère de diocèse, le Père Serge GOUGBEMON en mission à Paris. A trois, dans mon bureau, nous avions échangé environ une heure de temps, parlant de ses projets d’avenir et des bons moments passés ensemble pendant notre formation ici à Saint-Gall : au cours, pendant nos recréations, à la schola etc.…

Je ne résiste pas à la tentation de vous livrer ce message que m’a envoyé notre confrère Serge depuis la France lorsqu’il a appris la triste nouvelle du décès de notre ami. Il écrit :

« Cher Didier,

Dans quelques jours tu accueilleras dans la chapelle de Saint-Gall pour l’absoute la dépouille mortelle de notre frère André Quenum. Le 1er Novembre dernier, il a tenu à ce que nous venions vivre l’eucharistie du jour dans notre maison commune et avec l’ensemble du Séminaire…. Cette ambiance qui nous a forgé et façonné. Il a vibré avec moi quand la schola a chanté “Bienheureux….Celui-là”. En retard à la messe à cause des embouteillages, il a tenu à ce que nous prenions tous les deux, le temps de l’Eucharistie et de l’échange édifiante autour de la Parole de Dieu…. c’est un très beau cadeau d’amitié qu’André m’a fait en ce lieu si symbolique où il va désormais reposer….Je n’oublie pas notre échange avec toi et la visite du cimetière où nous avons explicitement évoqué la figure improbable du prochain qui sera enterré aux côté de son oncle Alphonse… Tout est grâce. Et bienheureux celui-là.

Fraternellement,

Serge Gougbèmon. »

         Maintenant le Père André va reposer définitivement dans cette maison, que son intercession soutienne cette œuvre et console tous ceux qui sont touchés par ce départ inattendu. Prions afin que le Seigneur l’associe au bonheur des Saints dans son Royaume où tout n’est que lumière et paix.

Père Didier AFFOLABI, Recteur du Grand Séminaire Saint-Gall de Ouidah

[1] Homélie transcrite par Fr. Janvier Maxime.