L’Eglise a rendu hommage à son serviteur André QUENUM

L’Eglise  a rendu hommage à son serviteur André QUENUM

 

Le Père André QUENUM, Directeur de Publication de l’hebdomadaire catholique La Croix du Bénin, a reçu les hommages de l’Eglise et des médias au cours de la messe de ses funérailles le jeudi 4 décembre 2014 en la paroisse saint Jean-Baptiste de Cotonou.

Frère Janvier Maxime DJOSSA

Présidées par Mgr Antoine GANYE, Archevêque de Cotonou, et entouré pour la circonstance de Nos seigneurs Paul VIEIRA (Evêque de Djougou) Antoine SABI (Evêque de Natitingou) et de nombreux prêtres ; les funérailles du Père André QUENUM furent empreintes d’une émotion très vive. Plusieurs personnalités ainsi que des journalistes ont pris part à cette célébration pour manifester leur compassion au clergé.

Pendant son homélie Mgr GANYE a dressé le profile élogieux du défunt. Avant l’absoute, Malick GOMINA a rendu hommage à l’illustre défunt au nom du Conseil National du Patronat de la presse et de l’Audiovisuel du Bénin (C.N.P.A.-Bénin).

Au terme de la messe pontificale en la paroisse saint Jean-Baptiste de Cotonou, la dépouille précieuse du Père André QUENUM a été accueillie au Grand Séminaire Saint-Gall de Ouidah. L’institution lui a rendu hommage avant l’absoute aminé par les séminaristes et l’inhumation.

Extraits de l’homélie prononcée par Mgr Antoine GANYE lors des funérailles du Père André QUENUM[1]

 « L’itinéraire qui subitement à nos yeux humains s’achève ici est celui d’un homme André, un autre fils QUENUM. Le deuxième prêtre à rejoindre le père céleste parmi les prêtres ordonnés par le Pape Jean- Paul II pour l’archidiocèse de Cotonou le 03 février 1993.

Nous sommes en présence de la dépouille précieuse de l’un de ses modèles réussis. Fierté de l’Eglise, de notre société et de notre Nation. Ce que nous pouvons offrir au monde de notre temps. André, qui nous rassemble ce matin est issu d’une grande famille où la quantité s’harmonise bien avec la qualité. L’histoire de notre pays conserve dans la mémoire collective le souvenir d’éminentes figures issues de la famille QUENUM comme les professeurs ; Olympe Bhély QUENUM, Alfred QUENUM de l’O.M.S., les pères Alfred et Alphonse QUENUM. Des personnes, qui avaient entretenu entre elles dans la vie une proximité certaine et, que le père André avait suivies et considérées avec beaucoup d’admiration. De cette admiration qui se fait volonté résolue, imitation.

André a puisé son caractère d’homme acharné au travail. Appartenir à une famille, au rayonnement intellectuel conséquent, était à la fois pour André une fierté et une responsabilité d’excellence à laquelle  il ne pouvait se soustraire. Et de fait, André était excellent. Il avait cette capacité de se distinguer et de gagner la confiance de ses supérieurs. (…)

André durant sa vie terrestre, a toujours évité, de laisser quelqu’un dans le doute ou dans la peine. Il le doit à sa réceptivité et à sa compréhension surtout à son assimilation des enseignements reçus au cours de sa formation sacerdotale. (…)

Quel homme ! Quel homme! Et quel prêtre avons-nous perdu ! Tout est grâce. Que le Seigneur accueille dans son ciel son serviteur, qui avait une profonde identité sacerdotale  et, qui de la fenêtre du ciel d’où il nous regarde maintenant, il nous aide nous ses confrères  à vivre notre sacerdoce et vous ses frères et sœurs à vivre votre identité chrétienne et à bâtir une société où règne la justice, la vérité, la réconciliation et la paix. Amen »

Mot d’accueil du corps du Père André QUENUM au Séminaire Saint Gall de Ouidah

                                                             (Mercredi 4 décembre 2014)

 Excellence Mgr Antoine GANYE, Archevêque de Cotonou,

Chers Pères, Chers religieux et religieuses

Chers parents et alliés de la famille du Père André QUENUM,

Chers frères et sœurs dans le Seigneur,

         Au nom du Corps professoral du Séminaire Saint-Gall de Ouidah, au nom des grands séminaristes et de tout le personnel de soutien, je voudrais, avant tout propos, souhaiter la bienvenue à tous et exprimer mes sincères condoléances à la famille QUENUM, à vous cher Monseigneur et à travers vous à toute la Conférence Episcopale du Bénin, au clergé du diocèse de Cotonou et à tous les collaborateurs du Père André QUENUM. Je voudrais aussi vous rassurer de notre communion de prière pour la béatitude éternelle de l’illustre disparu.

         Mais, avant que ne repose définitivement au Cimetière du Grand Séminaire Saint-Gall de Ouidah notre frère et ami, le Père André QUENUM, je tiens, d’une part, à évoquer le vibrant souvenir que je garde  pour avoir collaboré avec lui, pendant cinq (5) ans, à la ‘‘schola cantorum’’ (la chorale du Grand Séminaire), à l’époque où nous étions séminaristes. Il était non seulement un bon soliste mais aussi un très bon maître de chœur ; il affectionnait beaucoup la bonne ambiance.

D’autre part, aujourd’hui comme Recteur, je me fais le devoir de lui rendre un hommage bien mérité pour tous les services qu’il a rendus à cette maison.

         En effet, le Père André, ancien étudiant de Saint-Gall portait le souci de cette institution qui l’a formé. Il s’est impliqué personnellement par ses suggestions et ses conseils pour le succès de la célébration du Centenaire de cette maison dont il était l’un des formateurs depuis près de 10 ans. En sa qualité de Directeur de l’Hebdomadaire Catholique  La Croix du Bénin, c’est à lui que le conseil des Professeurs a demandé depuis l’année académique 2006-2007 d’initier les grands séminaristes aux diverses techniques de la Communication, surtout en vue de leur préparation à l’Homilétique. Malgré son agenda combien chargé, il s’est toujours acquitté de ce devoir avec professionnalisme et désir de transmettre le savoir. La preuve en est qu’il avait déjà offert sa disponibilité et devait assurer ce cours du lundi 12 au vendredi 16 Janvier 2015. Que Dieu lui accorde la récompense des serviteurs bons et fidèles.

         Mais les services que le Père André QUENUM rendait à cette maison ne se limitaient pas à ses cours. Il restait disponible pour accompagner les étudiants désireux de s’investir davantage dans le domaine de la communication. C’est donc encore vers lui que le Corps professoral orientait les étudiants qui, pour leurs mémoires de fin de cycle de Théologie, choisissaient des thématiques relatives au journalisme. A titre illustratif, des étudiants de la dernière année de théologie (Théo IV) de cette année académique, il suivait le travail de trois étudiants qui ont été secoués par ce départ inattendu de leur modérateur vers la maison du Père. Que du ciel, son intercession les appuie et les soutienne.

         Mais le Père André n’était pas seulement un journalisme. Il était aussi un homme de foi et un pasteur averti. A ce titre, c’est encore à lui que le Père chargé de l’animation spirituelle avait pensé pour la récollection de carême de cette année académique. Il avait donné son accord et cela nous avait rassurés. C’est dire que son dévouement pour cette maison où il va désormais reposer était total. Il s’y sentait comme chez lui. Et la dernière visite qu’il nous a rendue, remonte seulement au 1er Novembre dernier à la solennité de la Toussaint, dix jours avant son décès. Ce jour-là même, il était venu dans la matinée, accompagné de son confrère de diocèse, le Père Serge GOUGBEMON en mission à Paris. A trois, dans mon bureau, nous avions échangé environ une heure de temps, parlant de ses projets d’avenir et des bons moments passés ensemble pendant notre formation ici à Saint-Gall : au cours, pendant nos recréations, à la schola etc.…

Je ne résiste pas à la tentation de vous livrer ce message que m’a envoyé notre confrère Serge depuis la France lorsqu’il a appris la triste nouvelle du décès de notre ami. Il écrit :

« Cher Didier,

Dans quelques jours tu accueilleras dans la chapelle de Saint-Gall pour l’absoute la dépouille mortelle de notre frère André Quenum. Le 1er Novembre dernier, il a tenu à ce que nous venions vivre l’eucharistie du jour dans notre maison commune et avec l’ensemble du Séminaire…. Cette ambiance qui nous a forgé et façonné. Il a vibré avec moi quand la schola a chanté “Bienheureux….Celui-là”. En retard à la messe à cause des embouteillages, il a tenu à ce que nous prenions tous les deux, le temps de l’Eucharistie et de l’échange édifiante autour de la Parole de Dieu…. c’est un très beau cadeau d’amitié qu’André m’a fait en ce lieu si symbolique où il va désormais reposer….Je n’oublie pas notre échange avec toi et la visite du cimetière où nous avons explicitement évoqué la figure improbable du prochain qui sera enterré aux côté de son oncle Alphonse… Tout est grâce. Et bienheureux celui-là.

Fraternellement,

Serge Gougbèmon. »

         Maintenant le Père André va reposer définitivement dans cette maison, que son intercession soutienne cette œuvre et console tous ceux qui sont touchés par ce départ inattendu. Prions afin que le Seigneur l’associe au bonheur des Saints dans son Royaume où tout n’est que lumière et paix.

Père Didier AFFOLABI, Recteur du Grand Séminaire Saint-Gall de Ouidah

[1] Homélie transcrite par Fr. Janvier Maxime.

Profession Perpétuelle des Frères Michel Félix et Armel

TROIS FRERES CAPUCINS ONT EMIS LEURS ENGAGEMENTS DEFINITIFS

L’Ordre des Frères Mineurs Capucins a accueilli définitivement en son sein les Frères Michel GONCALVES Armel FAKEYE ET Félix AÏMIANHIN par l’entremise des vœux perpétuels qu’ils ont émis le dimanche 6 octobre 2013 en la chapelle Saint François d’Assise:      « Aujourd’hui où autour des feux de la modernité, nous sont racontées des histoires d’un monde plein d’angoisse, de violence, d’anxiété, d’un monde assoiffé d’amour mais souffrant d’amertume, nous, nous avons une autre histoire à raconter : celle de l’espérance, celle de l’amour, nous pouvons encore rendre ce monde meilleur : voici le message que nous voulons que notre profession perpétuelle imprime dans vos cœurs. » C’est l’expression concrète que, aux dires des nouveaux profès, veut prendre la profession perpétuelle des vœux des trois frères.

Pour l’occasion, les Capucins ont eu l’honneur de voir la célébration qui a servi de cadre à la profession présidée par le frère Jean-Bertin NADONYE, Définiteur Général pour l’Afrique (conseiller du Ministre Général à Rome). Dans l’homélie qu’il a prononcée pour la circonstance, le Fr Jean-Bertin a identifié en Saint François les touts petits dont Jésus  parle dans l’évangile (Mt 11, 25 – 30). Saint François qui nous invite à être humbles pour nous laisser remplir de la grâce de Dieu.

A l’instar de Saint François, Fr Jean Bertin a insisté pour que nous prenions le chemin de la Croix car c’est seulement celui-ci, imprégné d’humilité, qui rend notre louange au Père authentique. S’adressant aux profès, le frère Jean-Bertin a demandé que la joie de ce jour demeure éternellement dans leurs cœurs. Il a pris l’image de l’ainé en Afrique pour illustrer ce qu’ils devenaient ainsi par les vœux perpétuels. Tout comme l’ainé, ceux-ci sont appelés à donner l’exemple, à ne jamais décevoir. Cela ne pourra se faire, selon le définiteur, que dans le vœu d’Obéissance vécu pleinement, car il est le résumé des autres vœux pour François. Les parents, quant à eux, doivent comprendre la bénédiction que représente pour leur famille la consécration de leur fils. Ainsi, ils devront éviter de reprendre par la main gauche ce que leur main droite aura donné. Le moment culminant de la célébration a été caractérisé par l’émission à vie des trois vœux à savoir : vivre dans l’obéissance, sans rien avoir en propre et dans la chasteté.

Après la signature du registre et la prière de bénédiction, les frères Michel, Armel et Félix ont enfin été accueillis par leurs confrères profès perpétuels présents. Au terme de la célébration, les nouveaux profès perpétuels ont demandé : « Priez donc pour nous et avec nous afin qu’au fur et à mesure que nous grandissons se manifeste dans notre vie la spécifique vocation que le Seigneur a préparé pour tout un chacun de nous dans l’Ordre des Frères Mineurs Capucins ». Ils ont remercié de tout coeur toutes les personnes, et spécialement les bienfaiteurs, qui ont oeuvré à rendre belle cette célébration! Que le Tout Puissant vous le rende au centuple.

                                                                                                                                                                                                               par Fr Maxime DJOSSA Ofm.cap

JeFra (Jeunesse Franciscaine)

C’est une pastorale qui a été initiée ici au Bénin par le Fr Michele PEIRANO qui voulait une jeunesse dynamique à la suite du Christ, dans le vécu quotidien de l’Evangile.

Aujourd’hui, cette réalité a besoin de plus de forces inspiratrices pour lui redonner vie du fait que de nombreux jeunes qui la composaient ont trouvé d’autres débouchées de travail. Elle est associée à l’OFS (l’Ordre Franciscain Seculier). 

OFMCap.Bénin

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