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Cérémonie d’Entrée au Postulat : Cinq Nouveaux Postulants Béninois dans l’Ordre des Frères Mineurs Capucins

Cérémonie d’Entrée au Postulat : Cinq Nouveaux Postulants Béninois dans l’Ordre des Frères Mineurs Capucins

Le 2 octobre dernier, au cœur de la solennité dédiée aux saints anges gardiens, une cérémonie exceptionnelle a illuminé l’Ordre des Frères Mineurs Capucins au Benin. Ce jour mémorable a vu l’entrée au postulat de cinq nouveaux membres béninois, un moment de grâce et d’engagement sacré célébré au cours d’une messe dirigée par le vénérable Frère Bernardin.

La cérémonie a débuté par une procession empreinte de spiritualité, les cinq postulants, avançant avec détermination. Cet acte symbolique représentait leur transition vers une vie dédiée à la foi, à la fraternité et au service désintéressé, les fondements mêmes de l’Ordre des Frères Mineurs Capucins.

La messe, présidée par le Frère Bernardin, a été un moment de prière profonde et de réflexion. Par ailleurs, notons que la cérémonie d’entrée au postulat, étape préliminaire avant le noviciat, est cruciale dans la vie d’un membre de l’Ordre des Frères Mineurs Capucins. Elle marque le début officiel de leur engagement en tant que postulants, un temps où ils sont initiés aux principes fondamentaux de la vie religieuse et à la spiritualité capucine.

Après la messe, une réception chaleureuse a été organisée pour célébrer l’événement. Les membres de la communauté, les familles des postulants et les amis se sont réunis pour partager des moments de joie et de fraternité. C’était l’occasion de créer des liens, de renforcer la communauté et de manifester un soutien solide aux nouveaux membres de l’Ordre.

En concluant la journée, le Frère Pierre, gardien de la fraternité de Cotonou et maître des postulants, a exprimé sa gratitude envers la communauté, les nouveaux postulants et tous les participants, soulignant que la croissance spirituelle est un voyage collectif. La cérémonie a laissé une empreinte spirituelle durable, marquant le début d’une nouvelle étape dans la vie de ces cinq postulants béninois qui ont choisi de consacrer leur vie à la spiritualité capucine et au service divin.






PROFESSION PERPÉTUELLE DE CINQ NOUVEAUX FRÈRES CAPUCINS AU BENIN

https://frerecapucinbenin.org/
La profession perpétuelle de nos frères Sylvestre, Jean-Claude, Brice, Sébastien, Geraldo : Samedi 10 décembre 2022

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Chers pères concélébrants, frères et sœurs dans la vie consacrée, chers parents (Venus de loin et de près) et bien-aimés dans le Seigneur, nous célébrons dans la joie la solennité de Notre Dame de Lorette. Au cœur de cette solennité, nous rendons grâce au Seigneur pour trois choses : la première est la fête patronale de la maison de formation qui nous accueille, la deuxième est la clôture de son jubilé d’argent et enfin la profession perpétuelle de nos frères Sylvestre, Jean-Claude, Brice, Sébastien, Geraldo. Cette action de grâce se passe sous le regard bienveillant de la Vierge Marie à Nazareth. La Sainte Maison de Lorette nous rappelle l’expérience de la sainte famille de Nazareth. Je voudrais ce matin que cet endroit devienne Nazareth.

Nazareth, lieu d’écoute et d’accueil de la volonté de Dieu

Nazareth, qui signifie étymologiquement verdoyant, rejeton et germe, est le lieu où l’ange Gabriel fut envoyé pour apporter à Marie la plus grande des nouvelles : la bonne nouvelle de l’annonciation. L’évangile de ce jour nous rend contemporains de l’Annonciation où la salutation de l’Ange à Marie est une invitation à la joie : « Réjouis-toi Marie, Comblée de grâce, le Seigneur est avec toi ». L’hymne acathiste amplifie cette salutation :

Réjouis-toi en qui resplendit la joie du Salut
Réjouis-toi en qui s’éteint la sombre malédiction
Réjouis-toi en qui Adam est relevé de sa chute
Réjouis-toi en qui Ève est libérée de ses larmes

Réjouis-toi Montagne dont la hauteur dépasse la pensée des hommes 
Réjouis-toi Abîme à la profondeur insondable même aux anges 
Réjouis-toi tu deviens le Trône du Roi
Réjouis-toi tu portes en ton sein Celui qui porte tout

Réjouis-toi Étoile qui annonce le Lever du Soleil
Réjouis-toi tu accueilles en ta chair ton enfant et ton Dieu
Réjouis-toi tu es la première de la Création Nouvelle
Réjouis-toi en toi nous adorons l’Artisan de l’univers

La joie de Marie provient de l’élection divine. Elle a été choisie pour être la Mère de Dieu. C’est parce qu’elle réalise et accomplit la prophétie d’Isaïe dans la première lecture qu’elle « nous conduit à la connaissance du secret de la joie chrétienne, en nous rappelant que le christianisme est avant tout euangelion, “bonne nouvelle”, dont le centre, plus encore le contenu lui-même, réside dans la personne du Christ, le Verbe fait chair, l’unique Sauveur du monde » (Rosarium Virginis Mariae § 20). Pour devenir la Mère de l’unique sauveur, Marie a écouté et a accueilli la volonté de Dieu.

Chers frères, bientôt, vous allez émettre vos vœux perpétuels, je vous invite à demander la grâce de l’écoute comme la Vierge Marie. Il s’agit de « l’écoute qui nous rend attentif à l’autre, qui fait attention aux frères et aux sœurs d’à côté » (Le don de la fidélité et la joie de la persévérance, §7). L’écoute n’est pas optionnelle dans la vie religieuse. Elle est un exercice difficile. Elle s’inscrit dans la perspective de l’écoute synodale. De même que l’écoute synodale est orientée vers le discernement ainsi l’écoute de la personne consacrée a pour but de discerner la volonté de Dieu afin de l’accomplir.

La Vierge Marie a posé une question à l’Ange Gabriel afin d’entrer davantage dans la compréhension de son message : « Comment cela va-t-il se faire puisque je suis Vierge ? ». Cette question va permettre à l’Ange Gabriel de lui étaler le projet de Dieu. Vivre pour réaliser le projet de Dieu est la seule raison d’être d’une âme consacrée. Cette raison d’être nécessite une conversion évangélique. Lorsque nous voyons la manière de vivre de plusieurs religieux, nous pourrions penser que nous arnaquons Dieu. Il n’existe pas un réel désir de conversion. Mais nous sommes des manipulateurs dans l’unique but de voir nos propres volontés devenues la volonté de Dieu. Mais avec la Vierge Marie, nous percevons la richesse d’abandonner sa propre volonté à celle de Dieu. La seule chose qui peut nous préserver de cette arnaque est une intimité grandissante avec le Seigneur.

Nazareth, lieu d’intimité avec Jésus, Marie et Joseph

 

La santa casa de Lorette rappelle la vie quotidienne de la sainte famille de Nazareth. Dans leur vie ordinaire, Marie et Joseph partagent l’intimité de Jésus. Ils vivent sans cesse en présence du Jésus. C’est sous le regard bienveillant de Jésus, Fils de Dieu, que les deux vivaient leur vie de couple. Combien d’âmes consacrées entretiennent une intimité avec le Christ ? Combien d’âmes consacrées prient avec le bréviaire au lieu de réciter le bréviaire ? Aujourd’hui, la vie consacrée peine parce que nous n’avons pas d’intimité avec le Christ. Nous allons à la messe chaque jour, nous prions trois ou quatre fois par jour sans conviction. Sans cette intimité, nous ne pouvons rien faire. Nous allons simplement continuer à vivre une consécration exécrable où la sequala Christi ne sera pas le leimotiv. Notre trésor ne sera pas le Christ mais nos soifs de posséder, de dominer et de nous réaliser sans Dieu.

Chers frères, Sylvestre, Brice, Jean-Claude, Sébastien et Géraldo, il va falloir prendre une décision aujourd’hui. Cette décision donnera de la consistance aux vœux que vous allez professer tout à l’heure. De cette décision dépend votre fidélité. Sr Charles de Foucault a pris la même décision avant vous. Dans sa longue lettre à son père spirituel, l’abbé Huvelin, il écrit : « Ma vocation est d’imiter le plus parfaitement possible Notre-Seigneur dans sa vie cachée de Nazareth ». Saint Charles de Foucault a passé un temps à Nazareth. Il est fasciné par cette bourgade de Nazareth. Jésus y a vécu auprès de Joseph et de Marie une vie cachée, obéissante, pauvre.

La contemplation de Jésus de Nazareth nous fait découvrir les trois dimensions inséparables de l’appellation Jésus de Nazareth : Sauveur de tous, Dieu et Fils de Dieu. Cette contemplation ravive en nous le désir profond d’être des disciples du Christ. Le disciple n’est pas plus grand que son maître. Le frère Charles de Jésus disait : « c’est par amour que l’on devient disciple et il n’y a pas d’amour sans désir d’imitation ». A Nazareth, Charles de Foucauld est plus particulièrement disciple en « étant avec Jésus ». Il veut lui tenir compagnie comme Marie et Joseph. Être avec Jésus comme Dieu avec nous (Emmanuel), ne faire plus qu’un avec lui, tel est le désir de Charles de Foucauld. Que le Seigneur ravive en vous ce désir.

Ce désir avait été entièrement réalisé par notre père séraphique François d’Assise. Pour François, il ne s’agit pas de regarder le Christ, mais bien de devenir Jésus, de l’imiter jusqu’à en être revêtu, autant que cela peut se faire. Il est à la fois amant et imitateur. Il a imité Jésus dans l’humilité de son incarnation et la charité de sa Passion. Saint Bonaventure écrivait dans Legenda Major : « Lors donc que le véritable amour de Jésus-Christ eut transformé ainsi en sa ressemblance celui qui en était pénétré, […] l’homme angélique, François, descendit de la montagne portant avec lui l’image de son Seigneur crucifié, image non gravée sur la pierre ou le bois par la main de l’ouvrier, mais imprimée en sa chair par le doigt du Dieu vivant ». (Saint Bonaventure, Legenda Major (LM), chapitre 13).

Chers frères Sylvestre, Brice, Jean-Claude, Sébastien et Géraldo, vous allez, tout à l’heure par la profession des vœux de chasteté, de pauvreté et d’obéissance, concrétiser votre désir d’imiter et d’être avec le Christ en choisissant de vivre la Règle de Vie des frères Mineurs et les Constitutions de l’ordre des Frères Mineurs capucins. Vous allez sans cesse être tentés par les trois plaies qui gangrènent la Vie consacrée en Afrique : affaires de mœurs (relations illicites hommes-femmes, prêtres-religieuses, religieux-religieuses) ; détournements financiers (construire sa maison pour faciliter la double vie, profiter d’une situation d’autorité pour acquérir un véhicule luxueux ou des vêtements hors prix) et enfin accusations de sorcellerie. Pour ne pas vous laisser emporter par le vent de ces tentations, il vous faut revenir à Nazareth comme lieu excellence d’échange incommensurable où la nature humaine s’ennoblit sans cesse au contact de la Nature divine et balbutier cette prière du petit frère de Jésus :

« Mon Père,
Je m’abandonne à toi,
fais de moi ce qu’il te plaira.

Quoi que tu fasses de moi, je te remercie.

Je suis prêt à tout, j’accepte tout.
Pourvu que ta volonté se fasse en moi, en toutes tes créatures,
je ne désire rien d’autre, mon Dieu.

Je remets mon âme entre tes mains.
Je te la donne, mon Dieu,
avec tout l’amour de mon cœur,
parce que je t’aime,
et que ce m’est un besoin d’amour de me donner,
de me remettre entre tes mains, sans mesure,
avec une infinie confiance,
car tu es mon Père.»

Nazareth, lieu d’admirable échange

A Nazareth, Jésus a appris à vivre avec Marie et Joseph et réciproquement. Ensemble, Jésus Marie et Joseph ont vécu la belle aventure du mystère de l’Incarnation : « Le Verbe s’est fait chair afin que la chair devienne Verbe ». Chers parents, amis et bienfaiteurs de nos heureux du jour, à l’instar de Marie et Joseph qui ont aidé Jésus à faire la volonté de Dieu, je vous demande d’aider vos fils à vivre pleinement leur vocation. Que Dieu vous comble abondamment et à vous tous, venus fêter avec nous la solennité de Notre Dame de Lorette, j’implore sur vous la bénédiction maternelle de la Vierge Marie. Amen.

Frère BERNADIN BOKO, OFM.Cap

Homélie prononcée par le frère Aubin Aguessy, à la messe de requiem pour le repos de l’âme du frère Giulio PIERANI à Klouékanmé

Mercredi 28 septembre 2022

Je commencerai par nous remercier tous et chacun, pour nos prières et pour notre présence ici. C’est une grande marque de sympathie et d’affection pour notre illustre défunt, et en même temps un signe de solidarité à l’endroit notre Custodie St. Pio. Merci, merci, merci.

Quand le frère Jean me demandait de venir présider à cette Eucharistie dans la fraternité de St. Bonaventure, je me suis demandé qu’est-ce qu’il faut dire encore après une si émouvante célébration ou tous les discours ont fait éloge du frère, et ceci en toute objectivité. Je me suis dit que je vais me pencher du côté de la subjectivité. Et dire mes opinions personnelles sur l’homme. Il nous faut reconnaître que le départ du Frère, nous a sérieusement affecté. D’abord pour son caractère surprenant, pour l’homme dont il s’agit, pour ce type de mort silencieuse.

Comment  peut-elle prendre aussi facilement Giulio ?

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Homélie prononcée par le frère Aubin Aguessy, OFM.Cap à la messe de requiem de l’âme du frère Giulio PIERANI à Klouékanmé



Homélie prononcée par le frère Aubin Aguessy, à la messe de requiem pour le repos de l’âme du frère Giulio PIERANI à Klouékanmé

Mercredi 28 septembre 2022


Je commencerai par nous remercier tous et chacun, pour nos prières et pour notre présence ici. C’est une grande marque de sympathie et d’affection pour notre illustre défunt, et en même temps un signe de solidarité à l’endroit notre Custodie St. Pio. Merci, merci, merci.

Quand le frère Jean me demandait de venir présider à cette Eucharistie dans la fraternité de St. Bonaventure, je me suis demandé qu’est-ce qu’il faut dire encore après une si émouvante célébration ou tous les discours ont fait éloge du frère, et ceci en toute objectivité. Je me suis dit que je vais me pencher du côté de la subjectivité. Et dire mes opinions personnelles sur l’homme. Il nous faut reconnaître que le départ du Frère, nous a sérieusement affecté. D’abord pour son caractère surprenant, pour l’homme dont il s’agit, pour ce type de mort silencieuse.

Comment  peut-elle prendre aussi facilement Giulio ?

J’étais encore sur le choc, et aux vêpres, en pleine retraite, mon attention a été saisie par une phrase du Psaume 115,15, qui m’a signifié les limites sans limites de la question de la mort. Il en coûte au Seigneur de voir mourir les siens ! La mort est un problème pour Dieu lui-même. La mort est onéreuse pour Dieu lui-même, la mort est laborieuse pour Dieu lui-même. La mort est un mystère pour Dieu lui-même. Il en coûte au seigneur de voir mourir les siens. C’est comme si lui-même, il est impuissant devant le mystère de la mort et il en souffre avec nous et comme nous.

« Je t’offrirai le sacrifice d’action de grâce, j’invoquerai le nom du Seigneur. » Invoquons le nom du seigneur dans l’action de grâce pour tout, comme dit le même auteur de ce Psaume. Voilà le premier sens de cette célébration eucharistique qui nous rassemble cet après-midi : Remettre tout à Dieu dans l’action de grâce. Comme je l’avais dit, pour m’exprimer à partir de ma subjectivité, je pourrais dire, quand j’ai entendu ce matin de la fête du Martyre de Jean-Baptiste, la mort du frère de Giulio, j’ai dit aux confrères : « Giulio est un système. » Comment un tel système peut banalement tomber ?

Giulio est un mode de pensée, c’est une pensée d’influence, un code de réflexion avant même d’être un comportement. Ce n’est pas seulement un homme qui vient de partir, c’est tout un système qui s’en est allé. Parlons d’un seul aspect de ce système. On dirait qu’il est venu au Bénin, avec une mission précise de la part de la province des Marches d’Ancone. Renforcer la mission d’implanter l’Ordre des capucins au Bénin. Toute sa vie au Bénin, selon moi, était de déployer les limites de cet objectif précis. Il n’a jamais été distrait par autre chose, intéressé par autre chose. Il ne s’est jamais investi dans l’évangélisation, ni dans les problèmes d’église locale, dans les problèmes du clergé local… Il ne s’est intéressé à avoir des amis, des connaissances, etc.

Pour cela, il s’est investi à fond dans la formation des jeunes Béninois et il n’a fait que cela. Capucin scrupuleux ou capucin tout court, il n’a travaillé que pour en fabriquer. Giulio est un formateur. On peut lui reprocher des choses qui concerne sa manière de gouverner, en ce qui concerne la construction des bâtiments, mais aucun jeune ne peut lui reprocher quelque chose de consistant au sujet de la formation. Il est prêt à tout disposé pour les jeunes en formation, défendre les jeunes, donner une nouvelle chance aux jeunes, au point même de paraître laxiste. Son influence dans la formation, dans l’accompagnement, des religieux et religieuses, au niveau national, comme dans la sous-région, est à tout point de vue remarquable.

Après la formation initiale, il ne s’arrête pas. C’est Giulio qui a envoyé la plupart des frères en formation à l’étranger. Et ceci dans des universités de qualité. Il est prêt à dépouiller les communautés des jeunes gens vaillants au travail dans les communautés ou en paroisse, et les balancer dans des études universitaires et ceci pour plusieurs années. Il fut une année où il était même prêt à envoyer cinq jeunes frères rien que pour la philosophie pour qu’il revienne comme des formateurs qualifiés. Comme formateur, il veut toujours donner le bon exemple. Il n’a jamais voulu se lamenter dans la maladie. Il cache ses souffrances. Je parie que le mal qui l’a emporté faisait son chemin en lui depuis un temps et il n’en a pas parlé. Nous pouvons lui dire dans ce cas qu’il a mal fait. Mais il n’est plus ici. Son silence sur sa maladie est devenu un silence éternel.

Que ce silence soit pour lui un face à face éternel. Amen

Frère Aubin Aguessy, OFM.Cap

BIOGRAPHIE DU FRERE GIULIO PIERANI

BIOGRAPHIE DU FRERE GIULIO PIERANI

Giulio PIERANI naquit le 6 janvier 1957 à Montelabbate (Pesaro-Italie). Après ses études secondaires couronnées par le diplôme d’Etat du lycée classique de Pesaro, Il fit son entrée au postulat de l’Ordre des Frères Mineurs Capucins le 22 février 1976 à Cingoli. Il commença le noviciat le 19 août 1977 et fit la profession temporaire le 5 septembre 1978 à Camerino, puis la profession perpétuelle le 4 octobre 1981 à Pesaro. Ordonné diacre, le 19 décembre 1982, à Ostra ; il devint prêtre le 10 septembre 1983 à Pesaro. 

Après son ordination, il exerça plusieurs fonctions et services dans la province des Marches en tant que promoteur des vocations (1983), formateur assistant au séminaire séraphique de Fermo (1984). De 1985 à 1987, il accomplit un parcours de Licence en Théologie Sacrée avec spécialisation en vie religieuse à l’Université Pontificale du Latran. De retour en province, il assure pendant six ans la charge de directeur du Séminaire Séraphique (1987-1993). Ensuite transféré à Ancona, il sera gardien de fraternité, directeur des post-novices et étudiants en Théologie, Secrétaire provincial pour la formation initiale et permanente (1993-1997). Ayant gagné l’estime de ses frères dans l’exercice de ces fonctions, il sera élu conseiller provincial à deux reprises. D’abord en 1988 puis en 1994.

Après ces services accomplis en province, sa disponibilité l’a amené à accepter, le 16 janvier 1998, la lettre d’obédience du Ministre Général, Frère John Corriveau, pour se rendre au Bénin en tant que missionnaire. Le 10 février 1998, le Frère Giulio arrive en terre béninoise. Après deux mois passés dans la fraternité de Cotonou, il sera affecté dans la fraternité Notre-Dame de Lorette de Ouidah où il vécut pendant 17 ans en se distinguant particulièrement dans la formation des jeunes profès dont il était le maître et en assurant la charge de gardien, puis de directeur du CEPF durant 11 ans à Ouidah. A ce poste, il a été le formateur de plusieurs générations de frères mineurs capucins provenant du Bénin, du Burkina-Faso, du Cameroun, de la Côte d’Ivoire, du Gabon, et de la Guinée Equatoriale. De 2012 à 2013, il a été Vicaire de la fraternité de Cotonou. Il fut également Custode (Supérieur Régulier des Frères Capucins du Bénin) du 24 avril 1999 au 29 juin 2005 ; puis du 30 juin 2017 au 25 septembre 2020. Il a assuré à ce titre plusieurs responsabilités au sein de la Conférence des Supérieurs Majeurs du Bénin et de la Conférence des Capucins de l’Afrique de l’Ouest (CONCAO). Depuis juin 2017, il assure la présidence de l’ONG Franciscains Bénin. Depuis, le 15 octobre 2020, il assurait le service de Maître des étudiants en théologie et Gardien (Supérieur) de la Fraternité Saint-Bonaventure à Klouékanmé. En juillet 2022, il venait d’être nommé gardien de la fraternité paroissiale de Wawata et confesseur des moniales Clarisses Capucines et des Filles de Saint Camille. Il s’apprêtait à assurer cette nouvelle charge quand il plut au Seigneur de le rappeler à Lui à l’âge de 65 ans, alors qu’il s’apprêtait à célébrer le 05 Septembre passé 44 ans de vie religieuse et le 10 Septembre passé ses 39 ans de sacerdoce. Il a été missionnaire au Bénin durant 24 ans et avait même enclenché la procédure d’obtention de la nationalité béninoise.  Que le Seigneur lui accorde la récompense du bon et fidèle serviteur. Amen !