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Profession Perpétuelle des Frères Michel Félix et Armel

TROIS FRERES CAPUCINS ONT EMIS LEURS ENGAGEMENTS DEFINITIFS

L’Ordre des Frères Mineurs Capucins a accueilli définitivement en son sein les Frères Michel GONCALVES Armel FAKEYE ET Félix AÏMIANHIN par l’entremise des vœux perpétuels qu’ils ont émis le dimanche 6 octobre 2013 en la chapelle Saint François d’Assise:      « Aujourd’hui où autour des feux de la modernité, nous sont racontées des histoires d’un monde plein d’angoisse, de violence, d’anxiété, d’un monde assoiffé d’amour mais souffrant d’amertume, nous, nous avons une autre histoire à raconter : celle de l’espérance, celle de l’amour, nous pouvons encore rendre ce monde meilleur : voici le message que nous voulons que notre profession perpétuelle imprime dans vos cœurs. » C’est l’expression concrète que, aux dires des nouveaux profès, veut prendre la profession perpétuelle des vœux des trois frères.

Pour l’occasion, les Capucins ont eu l’honneur de voir la célébration qui a servi de cadre à la profession présidée par le frère Jean-Bertin NADONYE, Définiteur Général pour l’Afrique (conseiller du Ministre Général à Rome). Dans l’homélie qu’il a prononcée pour la circonstance, le Fr Jean-Bertin a identifié en Saint François les touts petits dont Jésus  parle dans l’évangile (Mt 11, 25 – 30). Saint François qui nous invite à être humbles pour nous laisser remplir de la grâce de Dieu.

A l’instar de Saint François, Fr Jean Bertin a insisté pour que nous prenions le chemin de la Croix car c’est seulement celui-ci, imprégné d’humilité, qui rend notre louange au Père authentique. S’adressant aux profès, le frère Jean-Bertin a demandé que la joie de ce jour demeure éternellement dans leurs cœurs. Il a pris l’image de l’ainé en Afrique pour illustrer ce qu’ils devenaient ainsi par les vœux perpétuels. Tout comme l’ainé, ceux-ci sont appelés à donner l’exemple, à ne jamais décevoir. Cela ne pourra se faire, selon le définiteur, que dans le vœu d’Obéissance vécu pleinement, car il est le résumé des autres vœux pour François. Les parents, quant à eux, doivent comprendre la bénédiction que représente pour leur famille la consécration de leur fils. Ainsi, ils devront éviter de reprendre par la main gauche ce que leur main droite aura donné. Le moment culminant de la célébration a été caractérisé par l’émission à vie des trois vœux à savoir : vivre dans l’obéissance, sans rien avoir en propre et dans la chasteté.

Après la signature du registre et la prière de bénédiction, les frères Michel, Armel et Félix ont enfin été accueillis par leurs confrères profès perpétuels présents. Au terme de la célébration, les nouveaux profès perpétuels ont demandé : « Priez donc pour nous et avec nous afin qu’au fur et à mesure que nous grandissons se manifeste dans notre vie la spécifique vocation que le Seigneur a préparé pour tout un chacun de nous dans l’Ordre des Frères Mineurs Capucins ». Ils ont remercié de tout coeur toutes les personnes, et spécialement les bienfaiteurs, qui ont oeuvré à rendre belle cette célébration! Que le Tout Puissant vous le rende au centuple.

                                                                                                                                                                                                               par Fr Maxime DJOSSA Ofm.cap

Nomination du définiteur général

ROME, Italie – Après la présentation des trois candidats par la Conférence PACC, le Ministre général, avec le consentement de son définitoire général, a nommé définiteur général frère Victorius Dwiardy. Au moment de sa nomination, frère Victorius était ministre provincial de Pontianak, Indonésie. Il succède ainsi à fr. Cesar Acuin qui a présenté sa démission le 17 juin dernier pour des raisons de santé.

François écoute les souffrances des migrants de Lampedusa

« Je vous remercie pour l’accueil. Nous prierons les uns pour les autres, et pour ceux qui ne sont plus là » a lancé le pape François lundi matin, pour sa première visite hors de Rome, à Lampedusa, cette île de la mer Méditerranée située au large de la Sicile et à une centaine de kilomètres de la Tunisie.
Des migrants l’ont accueilli peu après 9h30 puis remercié pour sa visite. Ils ont attiré son attention sur leur situation. Peu avant, sur un bateau des gardes côtes italiens, il a lancé à la mer une couronne de fleurs en mémoire des migrants morts lors de leur traversée, après avoir prié pendant quelques minutes.
Des migrants ont raconté au pape qu’ils étaient arrivés sur l’île après avoir beaucoup souffert, après avoir fui leur pays pour des raisons économiques et politiques. Leur problème expliquent-ils : ils sont tous mineurs. Ils sont revenus sur les « obstacles » rencontrés, les souffrances subies, comme les « trafiquants qui les ont enlevés, flagellés ». Ils ont enfin demandé l’aide du Saint-Père, comme celle des pays européens, avant de remercier Dieu.
7 800 migrants depuis le début de l’année
Porte d’entrée du territoire européen pour des centaines de milliers de migrants en quête d’un avenir meilleur, la petite île de 20 km2 n’offre souvent pas d’autre perspective que de poser le pied sur le sol italien pour déposer une demande d’asile auprès de l’Italie et de l’Union européenne. Les réfugiés arrivent souvent sur des embarcations de fortune, de vieux bateaux de pêche ou des bateaux pneumatiques surchargés, à l’issue d’un périple dangereux et exténuant. 40 personnes sont mortes lors de la traversée depuis le début de l’année 2013, selon des chiffres officiels.
Les réfugiés de Lampedusa viennent principalement des régions pauvres de l’Afrique (Somalie, Ethiopie) et des zones de conflit du Moyen-Orient (Irak, Syrie, Afghanistan). En 2011, avec les printemps arabes, près de 50.000 personnes avaient débarqué sur Lampedusa, venant de Libye et de Tunisie. Les autorités s’étaient alors retrouvées complètement débordées.
Dimanche encore, à la veille de la visite du Pape, une centaine de migrants ont été secourus par les autorités italiennes. Depuis janvier 2013, 7 800 personnes sont arrivées sur l’île de Lampedusa, deux fois plus que l’an dernier sur la même période.

 

Angélus : « Lumen Fidei peut être utile à qui est à la recherche de Dieu »

Comme lors de la messe qu’il venait de célébrer en compagnie des séminaristes et des novices, le pape François est revenu lors de la prière de l’Angélus sur l’Evangile de ce dimanche et sur le sens de la mission. Devant une marée de parapluies et d’ombrelles déployés pour se protéger du soleil estival sur une place Saint-Pierre bondée comme tous les dimanches, le Pape a rappelé que « Jésus ne veut pas agir seul ». « Il est venu apporter au monde l’amour de Dieu et veut le diffuser à travers la communion et la fraternité ».
Se référant aux soixante-douze disciples que Jésus envoie, le Pape explique que les douze apôtres représentent les évêques et leur successeurs et que ces soixante-douze sont le symbole « des prêtres, des diacres mais aussi des catéchistes, des laïcs qui s’engagent dans les missions paroissiales, des personnes qui travaillent aux côtés des malades, des handicapés ou des marginaux ».
Le but de cette communauté ainsi formée n’est pas « de se socialiser, de passer du temps ensemble mais d’annoncer le Règne de Dieu, et cela, c’est urgent ! » s’est exclamé le Pape. « Il n’y a pas de temps à perdre en bavardage, nous ne devons pas attendre le consentement de tous, nous devons aller et annoncer » a-t-il exhorté. « Semons la vie, la santé, le réconfort dans les périphéries du monde ». Nous ne devons pas nous « vanter » de cette mission. « Notre joie est celle d’être les disciples du Seigneur qui nous donne sa grâce ».
Vivre pour les autres
« Qu’il est beau de ne pas vivre pour soi-même mais pour aller et faire le bien » s’est ainsi exclamé François. S’adressant directement aux jeunes présents sur la place, il leur a demandé : « êtes-vous courageux pour cela ? avez-vous le courage d’entendre la voix de Jésus ? c’est beau d’être missionnaire ». Et avant de conclure, il les a exhortés à ne pas « avoir peur d’être joyeux ; n’ayez pas peur de la joie que nous donne le Seigneur quand nous le laissons entrer dans nos vies ».
Après la récitation de la prière de l’angélus, le Pape est ensuite revenu sur un des événements majeurs de cette semaine : la publication de l’encyclique Lumen Fidei. Rappelant que ce projet fut commencé par Benoît XVI, il a expliqué que nous avons tous « besoin d’aller à l’essentiel de la foi chrétienne, de l’approfondir, et de la confronter avec les problèmes actuels. » « Cette encyclique, au moins en certains endroits, peut être utile même à qui est à la recherche de Dieu et du sens de la vie » a-t-il reconnu.
Le Pape a ensuite salué les 1500 jeunes du diocèse de Rome qui s’apprêtent à partir pour les JMJ de Rio de Janeiro. En tout, six mille jeunes Italiens participeront à la rencontre des JMJ cette année.
 
 
 

Le pape accorde l’indulgence aux participants des JMJ de Rio

Dans le cadre de l’Année de la foi, le pape accorde le don des Indulgences à l’occasion des Journées Mondiales de la Jeunesse, qui auront lieu à Rio du 22 au 29 juillet prochain : c’est ce qu’annonce un décret du Saint-Siège publié le mardi 8 juillet 2013.
François désire ainsi que les jeunes, en communion avec les fins spirituelles de l’Année de la foi lancée par le pape émérite Benoît XVI, puissent obtenir les fruits espérés de la sanctification des 28e JMJ, dont le thème est « Allez ! De toutes les nations faites des disciples ». Le pape a décidé d’accorder ces indulgences à la suite d’une audience, le 3 juin dernier, avec le cardinal Monteiro de Castro, Grand Pénitencier.
Les jeunes, et tous les fidèles qui s’y seront préparés, pourront donc recevoir le don des Indulgences, sous deux formes : l’indulgence plénière et l’indulgence partielle. La première s’obtient une fois par jour aux conditions habituelles, à savoir la confession sacramentelle, la communion eucharistique et la prière à l’intention du pape. Elle est aussi applicable, par mode de suffrage, aux âmes des fidèles défunts, ainsi qu’aux fidèles réellement repentis et contrits, et qui participent aux rites sacrés et pieux qui se dérouleront à Rio de Janeiro.
La seconde, l’indulgence partielle, est accordée aux fidèles, où qu’ils soient durant la rencontre des JMJ, chaque fois que, au moins avec l’âme contrite, ils prieront Dieu, concluant ainsi la prière officielle des Journées Mondiales de Jeunesse, et quand ils invoqueront la Vierge Marie, reine du Brésil, et les autres saint patrons les stimuler et les renforcer dans leur foi et enfin de les conduire vers une vie sainte.

Le Pape aux séminaristes : « Soyez authentiques et cohérents ! »

Les six mille séminaristes et novices venus à Rome dans le cadre de l’année de la foi en pèlerinage, ne sont pas prêts d’oublier leur rencontre avec le pape François. Au cœur de leur séjour, ils ont pu entendre la parole forte et directe du Pape, qui, dans son style désormais bien connu, n’a pas hésité à lâcher son texte et à s’adresser à eux sans ménagement. Pendant près d’une heure, dans une salle Paul VI réchauffée par les témoignages et les chants qui ont précédé son intervention, François a parlé de la vocation, de la joie, de la cohérence entre leur engagement et leur vie, dénonçant sans ambages certains comportements de prêtres. Les jeunes participants ont réservé un accueil enthousiaste et chaleureux au Pape, accueilli dès son arrivée par des vivats et des chants. La complicité s’est établie d’emblée entre le Pape et l’assistance. Les boutades et la franchise désormais proverbiale du Pontife ont déclenché les rires et les applaudissements d’un auditoire conquis et attentif. François, dans une catéchèse en grande partie improvisée, a tenu à rappeler avec force la beauté de la consécration, comme don plénier et joyeux de sa personne au Christ et à l’Eglise. Trois mots-clés ont été le fil-conducteur de cette catéchèse très personnelle, vivante et imagée : joie, fécondité et authenticité. « Le choix définitif est difficile aujourd’hui », a d’abord reconnu le Pape, se référant tant au sacerdoce qu’au mariage ; la faute à une « culture du provisoire » dont nous sommes les victimes, à laquelle nous sommes soumis, et dont il faut se libérer, parce que « dangereuse ». « Pas de sainteté dans la tristesse ! » François est ensuite revenu sur la principale caractéristique du consacré : la joie. Et d’exhorter les aspirants au sacerdoce et à la vie religieuse à être de vivants témoins de la joie du Christ. « Il n’y a pas de sainteté dans la tristesse » a martelé le Pape. Et de poursuivre, « la joie ne nait pas des choses que l’on possède. (…) Ca me fait mal quand je vois un prêtre ou une sœur avec une voiture ‘dernier cri’. Ce n’est pas possible ». « S’il vous plait ! Pas de prêtre ou de sœur avec des têtes de piment au vinaigre ! » a lancé le Pape devant une assistance hilare. Fécondité pastorale « Mais d’où vient ce manque de joie » que l’on peut voir chez certains consacrés ? interroge le Pape. D’un célibat mal vécu, stérile, source d’une véritable insatisfaction. « Le célibat est un chemin de maturation vers la paternité/maternité spirituelle », rappelle François. « Si un prêtre n’est pas père, si une sœur n’est pas mère, ils deviennent tristes », observe-t-il encore. Cette absence de paternité/maternité spirituelle engendre tristesse et stérilité, et « cela n’est pas catholique ! » conclut François. La joie du consacré découle ainsi de sa fécondité pastorale et la nourrit. Authenticité et cohérence doivent caractériser les consacrés Le Pape a enfin appelé séminaristes et novices à « l’authenticité ». Les jeunes ont une aspiration naturelle à la cohérence, note le Pape, et ils sont « dégoûtés quand ils voient des prêtres ou des religieuses qui ne sont pas authentiques », qui, comme les Pharisiens, que dénonce Jésus, se complaisent dans l’hypocrisie et la duplicité. Aux formateurs, aux religieuses et aux prêtres plus âgés de donner « un exemple cohérent ». « Il est nécessaire que nous, prêtres et sœurs, soyons cohérents avec notre pauvreté, insiste François. Quand on commence à considérer que l’argent constitue le principal intérêt d’une institution éducative, ou paroissiale, ça ne va pas. Ca ne va pas, a alors insisté le Pape, c’est une incohérence ». « Les autres doivent pouvoir lire l’Evangile dans nos vies », a ajouté François, malgré les « limites » et les « péchés » de chacun. Le pape François a enfin donné rendez-vous aux séminaristes et aux novices pour la messe de dimanche en la basilique Saint-Pierre. Une dernière fois, il les a encouragés à aller de l’avant « avec joie, avec cohérence, avec le courage de dire la vérité, de sortir de soi pour rencontrer Jésus dans la prière et de sortir de soi pour rencontrer les autres et leur donner l’Evangile. »

 

 

2013-07-06 Radio Vatican