Dès mercredi 8 décembre 2021 dernier, les Frères Mineurs Capucins du Bénin sont entrés dans l’action de grâces pour le jubilé d’argent de la Fraternité Notre-Dame de Lorette de Ouèssè (Ouidah) car comme le disait saint Augustin “que mes souvenirs soient actions de grâces

En effet, sous l’inspiration du Saint Esprit et par la grâce de Padre Pio, la graine franciscaine fut semée sur cette terre du Bénin et dans les cœurs. Cette graine, arrosée par les faveurs divines, donna naissance à des fruits qui depuis les débuts de la fraternité s’élèvent à près de 200 frères. La croissance de cette graine a donné naissance à la custodie avec en son sein de nombreux frères béninois, congolais, italiens et d’autres nationalités qui font la beauté de la vie capucine : « qu’il est doux pour des frères de vivre ensemble… », pouvons-nous chanter à l’instar du psalmiste ( Ps 133).

Ainsi pendant trois jours, la fraternité a vibré aux rythmes des rappels de souvenirs qui ont fait et font l’histoire de cette fraternité d’où sont passés de nombreux frères surtout dans le cursus philosophique et théologique pour certains. Ce n’est donc pas une maison à négliger compte tenu du rôle qu’elle jour dans la formation académique, spirituelle des frères et aussi pour la collaboration qu’elle entretient avec les divers séminaires surtout celui de Saint Gall puisque de nombreux prêtres de ce séminaire y viennent aussi prêter mains fortes.

Cette rétrospective fut assurée par divers frères que sont Fr Giulio Pierani, Fr  François Agbadi, Fr Luigi Coppari, fr Bernadin Boko custode des Frères capucins au Bénin, Fr Justin Aboa conseiller de la custodie de la Cote d’ivoire, fr Aubin Aguessy, fr Sergio Lorenzini ministre provincial des Frères Mineurs Capucins de la Province de Marche en visite pastorale qui a loué et félicité les uns les autres pour que ce creuset de formation produise toujours de bons fruits. Si  « la beauté de la vie était celle de vouloir vivre une radicalité avec un sérieux surtout à l’image des premiers Frères capucins » il faut aussi louer et s’interroger sur ce « que le passé dit au présent », affirmait fr Justin. « Le présent est consistant quand il est capable d’écoute de ce passé constitué de faits, de personnes ». Et dans ce dynamisme de dialogue, il faut se nourrir de plusieurs rêves : gagner de la hauteur dans la réflexion philosophique, viser une excellence spirituelle qui va de pair avec la formation académique, gagner de hauteur dans la fraternité et la minorité et ne pas sombrer dans la mondanité.

Ces trois jours furent conclus par la célébration eucharistique du 10 décembre, fête de Notre- Dame de Lorette à laquelle la fraternité de ouèssè est dédiée. Ce fut aussi le lieu d’actions de grâces et la célébration prit fin avec la bénédiction du nouveau lieu de prière dédiée à la Vierge.
OFMCap.Bénin
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